Line Chaloux, directrice du COFFRET.

| Par France Poirier

Le COFFRET prêt à accueillir les Ukrainiens

La directrice de l’organisme régional Le COFFRET, Line Chaloux, souhaite accueillir bientôt des familles ukrainiennes. « C’est un travail d’équipe et il faut réfléchir et être réaliste dans nos actions. »

« On a mis en place un comité de gestion de la situation avec l’Ukraine et de ce comité va naître un plan d’action pour voir comment on va soutenir tout le monde. On veut aider nos familles ukrainiennes qui veulent parrainer des Ukrainiens pour les faire venir dans la région », souligne Mme Chaloux.

Elle ajoute : « On veut explorer toutes les possibilités pour mieux aider les personnes pour qu’elles puissent venir jusqu’à nous. Nous avons identifié quatre façons pour soutenir l’arrivée des Ukrainiens ici. Présentement le gouvernement du Canada a annoncé qu’il va assouplir les mesures dans le processus d’immigration et le provincial aussi. Le ministère a annoncé que les familles ukrainiennes qui étaient déjà en processus d’immigration verront les processus s’accélérer. Ils vont éliminer des étapes, comme fournir certains documents à cause de l’état d’urgence. Tout est fermé là-bas, donc c’est difficile d’avoir accès à certains documents. Le certificat de sélection du Québec pourrait être émis plus rapidement pour que les personnes puissent avoir un visa pour venir ici. Les deux gouvernements veulent favoriser la réunification familiale. C’est un programme qui existe déjà, mais ils veulent le faciliter. »

Avec l’Association ukrainienne des Laurentides, on peut voir qui peut bénéficier de ce programme. Il y a aussi les réfugiés qui sont pris en charge par l’État. Le COFFRET accueille cette clientèle depuis 25 ans, comme les Syriens que le gouvernement du Canada avait aidés en 2016. « On pense qu’il pourrait y avoir une position similaire avec des réfugiés ukrainiens. Ceux qui ont fui le pays et qui sont en Pologne ou dans d’autres pays limitrophes, ils peuvent être sélectionnés par le Canada. Le COFFRET est là pour les accueillir et faciliter leur installation. Actuellement, on cherche à avoir un couloir humanitaire. C’est un processus pour que les personnes réfugiées arrivent ici avant d’avoir fini de remplir et de fournir tous les documents nécessaires. Le comité travaille à accompagner les deux paliers de gouvernement. La situation des réfugiés est difficile. Les épiceries sont vides, ils n’ont plus de place pour se loger », explique Line Chaloux.

Entraide

Mme Chaloux nous raconte que les jeunes immigrés qui sont déjà installés dans la région veulent aider les réfugiés, qu’ils soient Ukrainiens, Syriens, Africains, Colombiens ou Bhoutanais.

« Ils se rencontrent entre eux et ça facilite l’intégration. Ils aident ceux qui arrivent à comprendre la société québécoise. On mobilise les gens pour aider les familles. Cette semaine, nous avons eu une première rencontre du comité et nous avons fait le constat de notre impuissance face à la situation. On peut aider en étant solidaire. La Ville de Saint-Jérôme, les députés Rhéal Fortin et Youri Chassin nous soutiennent en étant membres de notre comité. Avec eux, nous allons comprendre les modifications des règles et ils pourront interpeller nos gouvernements pour faire avancer les dossiers. »

« On sait qu’on négocie déjà avec une crise du logement. On ne doit pas donner de faux espoirs. J’ai confiance que ça va bouger, mais il faut le faire de la bonne façon. La situation est difficile pour ceux qui sont demeurés en Ukraine. Ils ne sont pas en sécurité. Les pays comme la Pologne ne peuvent pas tout recevoir ceux qui veulent entrer. Il faut que l’on puisse les diriger vers d’autres pays comme le Canada par la voie des airs », plaide Mme Chaloux.

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