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Hildburg Barkany a consacré 37 ans à l’éducation

Par mychel_lapointe

« Les parents ne peuvent dire à l’école qu’elle est la seule responsable du décrochage scolaire. Bien sûr que l’école a son mot à dire dans la réussite des enfants, mais les premiers concernés sont avant tout les parents qui doivent s’impliquer. L’avenir d’un enfant, c’est d’abord à la maison que ça commence… Et les parents doivent prendre davantage de place dans l’éducation de leur enfant… » lance Mme Hildburg Barkany.

Accordons d’emblée que Mme Barkany peut aisément donner son opinion sur le monde de l’éducation au Québec auquel elle a consacré les 37 dernières années de sa vie.

Hilburg Barkany a commencé son implication en éducation en 1971 quand on l’a littéralement propulsée à la présidence du comité de parents de l’École Ste-Marcelle (devenue l’École Marieboisé) que fréquentait sa fille Gabrielle.

Par la suite, présidente du comité de parents à l’échelle locale et à ce titre membre de la table des commissaires de la Commission scolaire de Saint-Jérôme (devenue la Commission scolaire de la Rivière-du-Nord depuis quelques années) de 1975 à 1985, Hildburg Barkany a également occupé différents postes au Service de l’éducation des adultes et formation professionnelle de la commission scolaire depuis 1980. Elle a terminé sa carrière en septembre dernier à titre de responsable des admissions au Centre de formation du transport routier Saint-Jérôme (CFTR). Mme Barkany a également oeuvré au Cégep de Saint-Jérôme pendant qu’elle siégeait à la table des commissaires dans des postes de conseillère pédagogique et professeure de 1984 à 1991.

Ajoutez à cette feuille de route passablement impressionnante la vice-présidence de la Commission de l’enseignement secondaire au Conseil supérieur de l’Éducation du Québec de 1981 à 1987.

Le professionnel

De tous les défis qu’elle a acceptés de relever au cours de ces 37 années dans le domaine de l’éducation (et Dieu sait qu’ils ont été nombreux), c’est au niveau du secteur professionnel qu’Hildburg Barkany aura vécu ses plus belles expériences. « Pendant trop longtemps, on a considéré que le secteur professionnel c’était pour les pas-bons. Beaucoup de parents ne sont pas assez fiers de leur fils ou leur fille qui ont choisi autre chose que la voie royale (lire les études conventionnelles qui mènent à l’université). Encore aujourd’hui le secteur professionnel n’est pas considéré à sa juste valeur. On n’a pas assez de respect pour le secteur professionnel, tout comme on comprend mal pourquoi des adultes reprennent leurs études. Pourtant, il ne faut jamais sous-estimer le courage d’un adulte qui à 40 ans décide de retourner sur les bancs d’école pour aller chercher un diplôme ».

Une nouvelle vie

Et le plus gratifiant, souligne Mme Barkany, dans ce monde de l’éducation des adultes c’est de sentir qu’on a le pouvoir de changer non seulement la vie d’un individu à travers le processus d’inscription au CFTR, mais aussi celle d’une famille tout entière. « Au moment de l’inscription au CFTR, on fait passer un test d’aptitudes aux futurs étudiants et on leur communique les résultats par la poste. Un jour, une dame m’a appelée à mon bureau et elle pleurait au téléphone. Elle m’a raconté qu’avec notre lettre qui commençait par des félicitations, on avait changé la vie d’un gars qui pensait ne pas être bon. On avait transformé sa vie, mais aussi celle de sa famille qui avait retrouvé un mari et un père sûr de lui et motivé. Pour nous, c’est la plus belle récompense qu’on peut avoir… »

Le temps de choisir

Maintenant qu’elle a tourné la page sur sa carrière dans le monde de l’éducation, Hilburg Barkany entend bien prendre tout le temps nécessaire avant de choisir les prochains défis qui l’animeront.

Chose certaine, croyez bien qu’Hilburg Barkany n’entend pas délaisser l’action sociale. Elle se passionne toujours autant pour son poste à l’exécutif de la Caisse populaire Desjardins de Saint-Jérôme (elle siège au conseil d’administration depuis pas moins de 23 ans) et son rôle d’administratice du CSSS de Saint-Jérôme depuis 2004.

En outre, Hilburg Barkany dit vouer une grande reconnaissance envers la population de Saint-Jérôme après toutes ces années passées chez nous. « Les gens de Saint-Jérôme m’ont ouvert les bras il y a 45 ans quand j’y suis arrivée à titre d’immigrante et m’ont permis d’y vivre une vie heureuse… »

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