(Photo : Nordy par Sébastien Fleurant)

Fondation Rivières rectifie des propos du maire Bourcier

Par France Poirier

Lors du dernier conseil municipal de la Ville de Saint-Jérôme, le maire Marc Bourcier a tenu des propos concernant la rivière du Nord basés sur le rapport de Fondation Rivières. La porte-parole de Fondation Rivières, Sophie Lachance, tenait à rectifier certaines affirmations.

Elle souligne que le rapport n’exonère pas la Ville de Saint-Jérôme par rapport à ses rejets, ni par rapport à son impact sur les villes en aval. Alors, il est faux de dire que l’eau que Saint-Jérôme envoie à ses voisins, Saint-Colomban et Mirabel, est saine selon le rapport.

L’impact des rejets sur la baignade

« Bien que le site de la place du Curé-Labelle présente une configuration physique et un emplacement intéressant, les sources de contamination qui se trouvent à proximité doivent être éliminées avant d’y envisager l’aménagement d’un accès à l’eau. L’étude réalisée [en 2021] avait également permis de constater une fréquence élevée de débordements pour les ouvrages de surverse appartenant à la Ville de Saint-Jérôme. Une réduction de ces rejets est souhaitable afin de limiter la durée des fermetures du site à la suite de fortes pluies », souligne Mme Lachance.

Elle ajoute que le fait de pouvoir ensemencer de la truite brune dans la rivière du Nord ne permet absolument pas de déduire que l’eau est saine ou de bonne qualité. « À titre informatif, la Ville de Saint-Jérôme a enregistré 229 débordements d’eaux usées entre juin et septembre 2022 seulement. Ces rejets ont définitivement un impact sur la qualité de l’eau de la rivière du Nord, mais ils n’empêchent pas l’ensemencement de poissons. L’impact de ces rejets n’a pas été analysé dans l’étude de 2022 car elle se concentrait principalement sur le potentiel de baignade et d’activités nautiques en amont du centre-ville de Saint-Jérôme », précise-t-elle.

L’étude de 2022 a écarté le centre-ville de Saint-Jérôme parce que l’on savait déjà que le potentiel de baignade y était compromis. « En effet, des sources de contamination persistantes avaient été découvertes en 2021 dans une précédente étude mandatée par la Ville de Saint-Jérôme. Notons que le maire a toujours refusé de dévoiler ce rapport au public », rappelle la porte-parole de Fondation Rivières.

Les villes doivent travailler ensemble

La Fondation Rivières estime que toutes les villes, incluant Saint-Jérôme, doivent mettre l’épaule à la roue pour améliorer la qualité de la rivière du Nord. On se souvient que le maire de Saint-Jérôme demandait aux villes des Pays-d’en-Haut d’agir pour améliorer leurs installations d’assainissement des eaux.

À noter que l’organisme Abrinord a lancé une invitation pour que toutes les villes se rencontrent et travaillent ensemble dans le but de réduire les surverses.

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