| Par Daniel Calvé

Expulsion de Rose Eva : Une mise à jour est apportée à la loi

Le soir du 27 janvier 2020, Rose Eva, cette jeune étudiante camerounaise installée à Saint-Jérôme, a été renvoyée dans son pays d’origine à la suite d’une faute commise à la fin de ses études. Près d’un mois après son départ, soit le 21 février dernier, une mise à jour a été apportée à la loi concernant le programme de permis de travail postdiplôme. Celle-ci pourra-t-elle prouver une injustice? Y’a-t-il un lien à établir entre cette mise à jour et la situation de Rose Eva?

Rappel des faits

En juillet 2017, Rose Eva quitte le Cameroun pour s’installer chez sa sœur, Fernande Messina à Saint-Jérôme afin de poursuivre ses études. Elle termine sa technique en programmation informatique à l’Institut Teccart à Montréal en septembre 2019, soit trois mois plus tôt que prévu. Elle continue alors de travailler à temps partiel, croyant être toujours couverte par son permis d’étude qui expirait le 31 mars 2020. Or, elle est informée que dès ses études terminées, même si son permis était toujours valide, elle aurait dû arrêter de travailler. Il s’agit d’une formalité dont elle ne connaissait pas l’existence. Cette faute lui vaut un avis d’expulsion mené à terme le 27 janvier 2020.

Une nouvelle réalité sous la loupe

La loi stipule que dorénavant, les étudiants finissants pourront continuer de travailler en ayant déposé leur demande de permis post-diplôme. Dans le cas de Rose Eva, elle devait arrêter de travailler dès la fin de ses études, peu importe si elle avait déposé ou non une demande, comme me l’explique sa grande sœur, Fernande Messina.

Par contre, il n’est pas encore établi si cette mise à jour s’applique, ou non, à sa réalité. C’est pourquoi le député Rhéal Fortin et son attaché de presse, Alexandre Girard-Duchaine, travaillent avec la famille afin de clarifier la situation.

« Nous sommes actuellement à valider certaines informations relativement aux changements annoncés vendredi dernier. Nous voulons nous assurer de bien saisir la teneur de ces changements et des impacts directs ou indirects dans le dossier de Rose Eva », nous a confié Alexandre Girard-Duchaine lundi après-midi, avant que le journal ne soit envoyé sous presse.

« J’aimerais que la justice soit établie »

Peu importe le résultat de ces démarches, Fernande Messina se réjouit au moins du fait que l’histoire de sa sœur aura vraisemblablement fait évoluer les choses. « Grâce à elle, le gouvernement a compris qu’il y avait un bémol, une certaine incompréhension autour de l’ancienne loi », affirme-t-elle. « Si la loi a été révisée, c’est que ce que Rose Eva avait décrié avait du sens. »

Même si la décision d’expulsion a été rendue, que Rose est aujourd’hui au Cameroun et qu’il faudra attendre un an pour envisager son retour, Fernande continue de militer pour une raison bien simple : « J’aimerais que la justice soit rendue », me dit-elle. « Ça pourrait aussi l’aider [Rose Eva] dans son processus de résidence permanente. Si on établit qu’une injustice a été commise, ça va alléger son dossier », poursuit-elle.

Lien pour mise à jour de la Loi: bit.ly/2SSJWTs

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