(Photo : Nathalie Dansereau)
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Été 2020 : Les impacts de la pandémie sur le camping

Par nathaliedansereau

Si la tendance se maintient, la majorité des terrains de camping aura connu un printemps mouvementé et un été plutôt achalandé malgré la pandémie.

 

Camping Québec parle d’une saison difficile à expliquer. D’un côté, il a des établissements qui ont eu un fort achalandage et une très belle saison malgré un retard d’un mois. D’un autre, il y a des terrains de camping pour qui ce fut beaucoup plus difficile.

« On a des statistiques très différentes d’une région à l’autre. Jusqu’ici une majorité de membres sont en situation égale ou supérieure à l’année dernière, mais notre dernier sondage à l’interne démontrait quand même un 30 à 40 % de campings qui étaient en difficulté par rapport à l’année dernière », explique Simon Tessier, DG de Camping Québec.

Selon le DG de l’organisme qui représente 765 terrains sur 965 au Québec, c’est la fermeture de la frontière avec les États-Unis qui a eu l’impact le plus positif pour les 120 000 sites à camper d’ici. « Ça nous a avantagés, c’est certain, parce qu’il y a des campeurs au Québec qui ne jurent que par les États-Unis surtout pendant les vacances. »

L’annulation des festivals a eu un moindre effet sur l’achalandage, selon lui, puisque les festivaliers ne se sont pas nécessairement la clientèle cible des terrains de camping. « Au contraire, ça peut avoir eu un impact négatif. Par exemple, il y a des campings en Mauricie qui profitaient du festival de Saint-Tite et qui n’en profiteront pas au mois de septembre. »

Pour M. Tessier, ce sont les mesures gouvernementales qui ont eu l’impact négatif le plus marquant. Ainsi, la prestation canadienne d’urgence (PCU) et la fermeture forcée du printemps auraient plombé les ailes des propriétaires de camping malgré un bel été ensoleillé.

« Ce qui nous a causé beaucoup de problèmes cet été, c’est évidemment la PCU parce qu’on avait beaucoup de difficulté à trouver des employés et c’est toujours le cas. […] La seule chose que l’on souhaite, au moment où l’on se parle, c’est de ne pas revivre la période du printemps qu’on a connue. Avec une fermeture mur à mur. Un retard d’ouverture de saison qui amène un paquet de problèmes de gestion. De mars à juin, c’était l’enfer de notre côté! », affirme Simon Tessier.

Mesures sanitaires

« Nous avons établi le plan sanitaire, informé les gens, mais nous n’avions pas de pouvoir de coercition. Les terrains qui sont des parcs d’attractions avaient un plus grand défi. Certains ont défrayé la manchette, mais heureusement on n’a pas dénoté d’éclosion dans les terrains de camping. Évidemment, il y a eu des cas de Covid dans les campings, mais les cas ont été pris en charge rapidement ou sont retournés à la maison », note Simon Tessier.

Problèmes de réservation

Certains terrains affichaient complet parce qu’ils réservaient beaucoup de places aux campeurs saisonniers. De nombreux campeurs ont envahi des sites alternatifs, comme les plages et les stationnements d’église. M. Tessier soutient que l’offre était suffisante, mais que les sites ne faisaient pas toujours l’affaire des clients.

« En Gaspésie, quand on disait qu’il n’y avait pas de la place disponible. Nous, les terrains nous disaient qu’il y avait de la place… un peu plus éloignée du Rocher Percé par exemple. »

Après l’Action de grâce, seulement une quarantaine de campings resteront ouverts. Une situation qui risque de compliquer la vie des snowbirds forcés de se relocaliser pour l’hiver.

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