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Entente de principe : Les enseignantes se prononceront d’ici la fin du mois

Par Simon Cordeau

Durant le temps des Fêtes, le gouvernement du Québec a conclu une entente de principe avec le Front commun qui représente, entre autres, les enseignantes de la région. Celles-ci retournent en classe cette semaine, sans encore savoir les détails de cette entente.

« Aujourd’hui [lundi], c’est une journée pédagogique, et les élèves seront de retour demain [mardi]. Les gens sont en attente. Ils ne connaissent pas encore tout le contenu de l’entente de principe. On attend d’avoir les documents finaux pour les présenter à nos membres. Ils sont anxieux de voir les détails », explique Jean-Stéphane Giguère, président du Syndicat de l’Enseignement de la Rivière-du-Nord (SERN).

Détails à venir

Peu de détails sur l’entente de principe ont filtré dans les médias. On sait toutefois qu’elle compte une augmentation de salaire de 17,4 % sur 5 ans. À cela s’ajoute une protection du pouvoir d’achat pouvant aller jusqu’à 3 % sur 5 ans.

Pour le reste, les représentants syndicaux souhaitent d’abord présenter les détails de l’entente à leurs membres. M. Giguère admet cependant que « bien sûr que les gains ne sont pas à la hauteur de ce qu’on aurait espéré ». « Avec la pénurie de main-d’oeuvre, on ne peut pas inventer du personnel », donne-t-il en exemple, concernant la composition de la classe et la taille des groupes. « Mais on pense que le gouvernement a quand même débloqué des montants d’argent assez importants. C’est un premier pas dans la bonne direction, mais il reste beaucoup de travail à faire. »

La parole aux membres

Le Front commun compte plus de 300 syndicats. Ceux-ci ont du 15 janvier au 19 février pour convoquer leurs assemblées générales. Mais le SERN devrait tenir la sienne « avant la fin janvier », croit M. Giguère. Au Syndicat des enseignantes et enseignants des Laurentides (SEEL), la présidente Annie Domingue avance que l’assemblée se tiendra autour du 24 janvier.

Ces assemblées générales seront l’occasion « d’aller expliquer cette proposition de règlement-là. Par la suite, nos membres vont se prononcer et nous dire s’ils sont d’accord ou s’ils la rejettent », détaille Mme Domingue. « On pense que c’est une entente sur laquelle nos membres méritent d’avoir le dernier mot. »

En attendant cette décision, tous les moyens de pression, dont les grèves, sont levés. « [Les enseignantes] sont heureuses de revenir au travail avec ce souci-là de moins. C’est une dose d’anxiété, une période de grève et ne pas savoir quand ça va se terminer », souligne M. Giguère.

Mme Domingue, quant à elle, se réjouit de « la belle mobilisation autour de nos demandes ». « Je veux remercier la population de leur appui. Durant nos journées de grève, nous avons senti un appui très forts : des klaxons solidaires, des parents qui venaient porter du café ou des beignes à nos équipes. On a eu des belles marques d’attention de la population », souligne-t-elle.

Rattrapage des journées de grève ?

Les enseignantes du Front commun ont fait huit journées et demi de grève. Toutefois, les élèves dont les enseignantes font partie de la FAE ont manqué environ un mois d’école. Le ministre de l’Éducation, Bernard Drainville, devrait annoncer mardi, 9 janvier, un plan de rattrapage. « Pour le moment, on en ignore le contenu », indique Mme Domingue. « Je suis très curieux de voir ce qu’il va y avoir là-dedans », ajoute M. Giguère. Cependant, il croit que « avec seulement huit jours de grève, les enseignantes ont le temps de rattraper le temps perdu avec leurs élèves d’ici la fin de l’année ».

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