(Photo : France Poirier)
La démolition de l'immeuble Taillon fera-t-elle place à un nouveau centre correctionnel communautaire au centre-ville de Saint-Jérôme.
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Démolition de l’immeuble Taillon : La saga se poursuit

Par France Poirier

L’immeuble Taillon a été démoli pour faire place à un nouveau centre correctionnel communautaire au grand dam du maire de Saint-Jérôme. Même après avoir offert un terrain gratuitement au gouvernement fédéral pour reconstruire son centre à l’extérieur du centre-ville de Saint-Jérôme, la Ville n’a toujours pas de réponse du gouvernement.

Il y a quelques semaines, l’ancien immeuble Taillon qui logeait le centre correctionnel a donc été démoli dans le but de reconstruire à neuf. Le Centre correctionnel communautaire aurait cessé ses activités en 2019. Depuis, l’immeuble est demeuré inutilisé et le gouvernement a décidé de reconstruire au même endroit.

Empêcher la reconstruction

« Nous allons utiliser tous les moyens possibles et légaux afin qu’il soit reconstruit ailleurs. Le député fédéral, Rhéal Fortin, travaille toujours en ce sens. Il tente de rencontrer les libéraux qui semblent fuyants dans ce dossier », nous a confié le maire Marc Bourcier.

Il ajoute que le lieutenant québécois chez les libéraux, Pablo Rodriguez, ne semble pas bouger beaucoup alors que celui du Parti Conservateur, Pierre Paul-Hus, est venu rencontrer le maire et donner son appui. « Je ne comprends pas l’intérêt des libéraux à ne pas nous écouter. Ce qu’on leur offre est à coût nul. Ça ne fait aucun sens. Nous avons senti une mauvaise volonté des fonctionnaires dans le dossier », ajoute-t-il.

Le maire souligne avoir écrit personnellement au premier ministre Justin Trudeau et il n’a toujours pas reçu un accusé réception du bureau du premier ministre. « C’est choquant », insiste-t-il.

Un dossier sensible

Le maire Bourcier poursuit : « Je ne suis pas le seul à trouver que ça n’a aucun sens de construire ce genre d’établissement en plein centre-ville. La MRC de La Rivière-du-Nord s’est prononcée, la Chambre de commerce et d’industrie de Rivière-du-Nord et l’Union des municipalités du Québec (UMQ) nous ont donné leur appui. De plus, nos députés travaillent dans le même sens que Saint-Jérôme. Le fait qu’un établissement correctionnel s’installe au centre-ville nous affecte parce que des gens qui souhaitent faire des projets au centre-ville s’informe sur cela. C’est un dossier sensible », soutient-il.

Selon, ce dossier affecte aussi la population qui n’est pas d’accord avec cette reconstruction. « On pourrait faire quelque chose de bien dans l’entrée du centre-ville. On a une solution à coût nul pour le gouvernement. Mais on va poursuivre nos démarches. Tous les moyens pour qu’ils s’installent ailleurs, on va les prendre. Par ailleurs, l’ancien ministre de la Sécurité publique, Marco Mendicino, trouvait l’idée bonne. Mais il a changé de ministère et le nouveau ministre, Dominic LeBlanc, a signé les documents qui reflétaient exactement ce que nous avaient dit les fonctionnaires. Donc c’est facile à comprendre que le ministre qui ne connaît pas Saint-Jérôme s’est fié à ses fonctionnaires. Ces derniers, pour une raison qu’on ignore, ne veulent pas s’installer ailleurs dans la Ville, alors que la bâtisse est à reconstruire. C’est pour nous, un non-sens », conclut M. Bourcier.

 

 

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