Yan Garceau et Jean-Claude Tremblay

| Par jean-claude-tremblay

Destination mythique

Cette semaine, incursion dans un domaine alléchant où les barrières à l’entrée entrepreneuriales sont relativement minces, mais où très peu réussissent à durer : le milieu de la restauration. Malgré tout, certains tirent leur épingle du jeu, déjouent les statistiques, et c’est précisément ce qui m’intéressait de cet endroit dont j’entends essentiellement du bien, depuis son ouverture il y a cinq ans : rencontre avec Yan Garceau, le copropriétaire de l’éclectique resto-pub Le Cerbère.
Le mot « cerbère » relève de la mythologie grecque puisqu’il est décrit comme le chien à trois têtes qui protège les portes de l’enfer. Référence aux péchés donc, souvent associés au milieu des bars plutôt obscurs et aux allures douteuses. Or, mettre les pieds dans cet établissement est une expérience nettement positive et stimulante : c’est un voyage dans un pub d’inspiration irlandaise, avec sa traditionnelle signature visuelle chargée, mais aussi avec une touche de créativité et de fraîcheur assurément locale.

L’ambition de devenir LA destination

Le jeune vétéran du métier ne s’en est pas caché : « Je le sais que ce n’est pas un réflexe de faire un détour par ici, mais je veux que les gens ne passent pas tout droit lorsqu’ils montent ou descendent l’autoroute 15 ; je veux qu’ils viennent à Saint-Jérôme, une ville qui a beaucoup à offrir », a-t-il dit avec beaucoup de fierté et de lucidité. Monsieur le maire, prenez note : vous avez un promoteur engagé et un allié motivé! L’homme qui a constamment la tête pleine de projets travaille souvent avec la ville, par l’entremise de la Chambre de commerce et d’industrie de Saint-Jérôme métropolitain – un organisme qu’il n’a pas manqué de saluer à plusieurs reprises durant l’entretien. D’ailleurs, l’entrepreneur est conscient qu’il faut créer une synergie intercommerciale pour espérer réussir en affaires.

Spécialiste de l’événementiel

Le Cerbère accueille des artistes émergents et diversifiés de la région ainsi que d’autres talents de partout au Québec. Son établissement est un endroit où se côtoient respect et plaisir, et où l’on tente avec succès de vous faire vivre une expérience unique qui stimule tous vos sens. Cette destination possède en effet des infrastructures qui valent le détour : plus de 200 places assises, 120 variétés de bière, un menu actuel et prisé, des spectacles et des concours musicaux innovants dans un décor franchement unique. « On est connu pour nos événements, beaucoup pour la musique, mais aussi pour tout ce qui rassemble le monde; notre prochain projet sera d’ailleurs un BBQ Fest, le 4 août, qui, on l’espère, plaira à tous », a dit celui qui s’est lancé dans une nouvelle aventure sucrée nommée Psyché! « Psyché, c’est une déesse mythologique qui réussit à endormir le gardien cerbère en lui offrant un gâteau – c’est de là qu’est partie l’idée! », a lancé Yan Garceau. Ce concept qui occupe pour l’instant une section isolée de l’établissement offre desserts et autres péchés décadents!

Mes conclusions

Une des plus belles leçons en affaires que je me plais à transmettre en coaching à nombre de mes précieux clients, c’est Arnold Schwarzenegger qui me l’a apprise : « Go where it’s empty. » Traduit librement, ça donne « va là où c’est vide », faisant référence à l’importance de capitaliser sur les « trous » dans le marché, au lieu de bêtement copier. Ça, Yan Garceau et son partenaire Georges-Étienne Gagnon, pharmacien de profession, l’ont compris dès le début. Ils ont développé une offre qui n’existait pas et qui était complémentaire. Pour se distinguer, certes, mais aussi pour ne pas se tirer dans le pied ni dans celui des autres. Celui qui m’a répété que la collaboration entre commerçants était vitale a compris quelque chose que beaucoup n’ont pas encore saisi : dans un monde devenu extrêmement compétitif, on ne fait plus des affaires comme il y a 50 ans passés, en silo et isolés du monde entier. Les entreprises à succès aujourd’hui collaborent et se nourrissent des forces des autres – c’est ce que le Cerbère et ses dirigeants ont compris : l’union fait la force.
Si le Cerbère est le gardien des enfers, Yan Garceau est l’ardant promoteur d’une expérience divertissante et extraordinaire. Bravo à toute l’équipe, et longue vie aux deux partenaires!
Le Cerbère Resto-pub
313, rue Saint-Georges, Saint-Jérôme
450 431-3333 • www.lecerbere.com

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