(Photo : Club motoneige laurentien)
Un balai à neige a été utilisé pour fracasser le pare-brise de la voiture enlisée en sentier.
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Des automobilistes pris au piège dans un sentier de motoneige

Par Luc Robert

Un couple de Montréalais a perdu l’usage de son véhicule enlisé dans un sentier de motoneige, emprunté par mégarde à Saint-Canut, avant de voir la même voiture être vandalisée la nuit suivante.

Les deux événements sont survenus la fin de semaine dernière, dans ce secteur de Mirabel.

« Un couple de Montréal croyait avoir trouvé le chemin d’un ami, car il était bien entretenu. Ils se sont aventurés pendant 0,5 km… dans un sentier de motoneige balisé. Ils ont fini par s’enliser dans la neige », a raconté le président du Club de motoneige Laurentien, M. Jeannot Dion.

Le couple a pris contact avec le club, voulant se faire remorquer jusqu’à la route asphaltée.

« Ce n’était pas une voiture volée. La personne m’a appelé pour me dire que sa copine s’est simplement trompée d’entrée. Il demandait l’aide d’une surfaceuse, mais nos machines sont stationnées à Sainte-Sophie et elles coûtent 100 $ de l’heure à utiliser. Ça prend 3 h 30 pour se rendre à Saint-Canut avec le skidozer à chenilles et autant de temps pour en revenir. J’ai souligné à la personne que nous irions le sortir le lendemain soir, en refaisant les pistes. Ce qui a été fait, mais avec stupeur… »

Questionnements

C’est qu’en arrivant sur les lieux, les chauffeurs partis damer les sentiers en direction de Saint-Canut par la piste Trans-Québec 33, ont trouvé la voiture dans un piteux état.

« Le pare-brise du véhicule a été fracassé et des choses volées à l’intérieur. Qui a causé ça : des impatients, des jeunes, des utilisateurs ? Personne ne le sait. Ça va être un dossier d’assurances. Il y avait des traces pour contourner le char. On demande aux gens de demeurer dans les sentiers. Nous disposons de droits de passages fragiles », a-t-il évoqué.

Dion se demande comment le couple pu voir les indications du tracé de motoneige installées sur place.

« Les affiches annonçant la traverse et le sentier sont claires et placées en évidence. Les poteaux rouges délimitent le tracé. Je ne comprends pas trop comment s’est produite la confusion. »

Nouveau redoux

Par ailleurs, les adeptes des sports d’hiver ont vécu une autre fin de semaine chaude, les 27 et 28 janvier derniers dans les Laurentides.

« La plupart des clubs des Laurentides ont commencé à avoir de moins beaux sentiers. Ils sont mous et n’ont pas un bon fond. Il manque de la neige et du froid. Des ponts de neige, sur les bords de rues, ont commencé à tomber et une partie du sentier sur le lac de l’Achigan est désormais en gadoue (slush). Certains motoneigistes craintifs décident de circuler à côté du tracé : c’est à ne pas faire, parce que l’épaisseur de gadoue et d’eau sont encore plus grandes autour des sentiers balisés. C’est notamment le cas près des rives et des îles. Le bord des plans d’eau gèle moins », a-t-il prévenu.

Plusieurs clubs attendent d’ailleurs des conditions météos plus propices avant de reprendre les opérations de traçage.

« Nous allons attendre que le froid revienne, avant de passer dans les sentiers à nouveau avec la surfaceuse. Ça prend des précipitions et des températures plus basses. Merci de ne pas vous promenez dans ceux-ci dans les prochains jours, pour ne pas les endommager. »

Les autorités se croisent les doigts afin de pouvoir tenir leur journée annuelle de portes-ouvertes et leur méga-fête à la cabane Bouvrette, le 24 février.

 

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