Mathieu Meunier (à gauche) dit avoir refusé l’offre faite par la compagnie minière

| Par mychel_lapointe

Bruno Laroche souhaite alerter l’opinion publique

«S’il le faut, je vais m’attacher avec une chaîne à un arbre pour qu’il n’y ait pas de mine à Saint-Hippolyte. Il est hors de question que ça se fasse…» lance en conférence de presse vendredi dernier le maire de Saint-Hippolyte, M.Bruno Laroche.

N’allez surtout pas croire que M.Laroche badinait.

Il s’élevait, en fait, contre le projet annoncé il y a quelques semaines à l’effet que la compagnie Pacific Arc Resources de Vancouver aurait l’intention de creuser le sol de Saint-Hippolyte, Sainte-Adèle et Sainte-Marguerite-du-Lac-Masson à la recherche de fer et de titane. Pacific Arc Resources a confié à On Track Exploration le soin de procéder aux travaux dans les trois municipalités des Laurentides.

Le maire Laroche qui était notamment accompagné lors de la rencontre de vendredi dernier avec les médias régionaux de la mairesse de Ste-Marguerite-du-Lac-Masson, Mme Linda Fortier, voulait ainsi alerter l’opinion publique, mais surtout les citoyens dont les propriétés sont visées par la prospection, afin de contrecarrer les projets de la compagnie Pacific Arc Resources.

Pas consultés

Car il faut bien le dire, la loi sur les mines permet qu’une compagnie minière aille de l’avant avec ses projets d’exploration sans devoir obtenir l’autorisation des autorités municipales.

À partir du moment où ils disposent de la permission des propriétaires des terrains visés par la prospection, les dirigeants de la compagnie On Track Exploration peuvent procéder. Des autorisations, ils en ont de certains propriétaires de Saint-Hippolyte, et, selon ce qu’il a été permis d’apprendre, on pourrait aller de l’avant aussi tôt qu’à la mi-avril.

«Aujourd’hui, je demande aux citoyens de réfléchir sérieusement aux impacts que pourrait avoir l’exploration minière à Saint-Hippolyte. Il est important que les gens qui ont été approchés par la compagnie et surtout ceux qui ont accepté les offres comprennent l’importance que leur geste peut avoir sur l’avenir de la municipalité…» de souligner Bruno Laroche.

Réponse négative

En fait, M.Laroche disait souhaiter que les gens visés réagissent comme son concitoyen Mathieu Meunier (assis à ses côtés lors du point de presse) qui dit avoir refusé les offres qui lui ont été faites, considérant qu’il y aurait un potentiel minier sur sa propriété.

«Je ne voulais pas qu’ils viennent contaminer l’environnement de mes enfants…» de dire M.Meunier, un résidant du secteur du lac des Sources. «Pour faire de l’exploration sur mon terrain, les gens de la compagnie me disaient qu’il fallait ‘ouvrir le bois’ derrière la maison. Ils me disaient qu’ils répareraient cela avec des pousses d’arbre. J’ai refusé».

Et pour Bruno Laroche, il ne serait pas trop tard, même pour ceux qui se sont entendus avec la compagnie.

«J’invite ces gens-là à réagir à l’appel que nous leur lançons aujourd’hui et à venir nous rencontrer pour en discuter … S’il le faut, nous organiserons une rencontre avec eux».

À l’image de leurs collègues de Saint-Hippolyte et Sainte-Marguerite-du-Lac-Masson, les autorités de Sainte-Adèle cherchent également les moyens d’empêcher de l’exploration minière sur leur territoire.

Les trois municipalités faisant partie du comté de Bertrand, elles reçoivent un appui sans équivoque du député Claude Cousineau.

Nous avons tenté d’obtenir les commentaires de M.Fayz Yacoub de On Track Exploration. Nos démarches étaient demeurées sans réponse au moment d’aller sous presse.

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