| Par France Poirier

BAPE : Les jeunes prennent part au débat

Dans le cadre de la deuxième portion des auditions du Bureau des audiences publiques en environnement (BAPE), les 11 et 12 février derniers, sur le projet d’agrandissement du lieu d’enfouissement technique de Sainte-Sophie, on assistait à la portion opinions et mémoires qui étaient présentés devant la commission.

Comme on le sait, WM Québec Inc. exploite actuellement un lieu d’enfouissement technique (LET) à Sainte-Sophie et désire poursuivre ses opérations avec le développement d’un nouveau secteur d’exploitation. Au rythme d’enfouissement actuel, la capacité maximale du LET existant sera atteinte à la fin de 2022.

La future aire d’enfouissement couvre une superficie de 51,25 ha pour une capacité globale de 18 600 000 m3, incluant le recouvrement journalier, mais excluant le recouvrement final. En considérant l’acceptation, tel que c’est le cas actuellement, d’une quantité maximale de 1 000 000 tonnes par an de matières résiduelles, base sur laquelle est réalisée l’étude d’impact, la durée de vie active du LET serait prolongée d’environ 18,6 années. On parle donc d’une période d’exploitation de 2022 à 2040. Le coût de réalisation du projet est estimé à 90 M$.

Des pour et des contre

Deux grands-mamans ont exprimé leur désaccord au projet parce qu’elles croient qu’il faut penser à l’avenir des générations futures. Des jeunes écoliers de 5e et 6e année de l’école Ste-Thérèse-de-l’Enfant-Jésus de Saint-Jérôme sont venus s’exprimer sur le sujet en déposant un mémoire. « Nous sommes contre parce qu’en agrandissant, on risque d’enfouir plus au lieu de trouver des solutions », ont-ils souligné. Ils souhaitent plutôt des lois plus sévères au lieu de faire de la place pour plus d’enfouissement. Ils ont même ajouté que Greta ( Thunberg ) ne serait pas contente. « Dans 50 ans la majorité d’entre vous ne seront plus là, mais nous, nous allons subir les conséquences de vos décisions d’aujourd’hui », ont-ils conclu.

Des employés de Waste Management sont venus expliquer leur travail et souligner que l’entreprise est sensible à l’environnement. L’un d’eux qui travaille au département de biogaz a expliqué comment sont captés les biogaz qui sont utilisés comme source d’énergie, un facteur environnemental intéressant.

Impliqué socialement et politiquement depuis son jeune âge, Marc-Olivier Neveu est étudiant au Cégep de Saint-Jérôme et est aussi à la tête du parti politique municipal Mouvement jérômien. Dans son mémoire, il soutient qu’avec les réformes locales et nationales à venir, telles que la consigne des bouteilles de plastique à usage unique et de verre, le nouvel écocentre dans la MRC Rivière-du-Nord ouvert à l’année offriront des solutions pour diminuer l’enfouissement.

« Sans compter que les municipalités ont le pouvoir de limiter leur empreinte écologique. Plusieurs municipalités au Québec ont banni les sacs de plastique à usage unique. D’ailleurs, les municipalités de Prévost, Saint-Hippolyte, Sainte-Sophie et Saint-Colomban ont emboîté le pas en ce sens ou sont en voie de le faire », a souligné le jeune homme de 20 ans.

Le processus du Bureau des audiences publiques en environnement se poursuit jusqu’au 12 mai 2020.

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