(Photo : Nordy – Sébastien Fleurant)
L’école Émilien-Frenette possède de l’amiante dans ses structures.
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Amiante dans les écoles : «Probablement pas de danger»

Par Luc Robert

L’amiante est présent dans les murs et les plafonds de plusieurs bâtiments du Centre de services scolaire de la Rivière-du- Nord (CSSRDN). La matière a toutefois peu de chance d’avoir une incidence sur la santé du personnel et des étudiants si les travaux ont lieu selon le protocole de sécurité.

Cette matière a servi d’isolant pour bon nombre d’établissements construits le siècle dernier et se trouve souvent présente de nos jours dans les murs, entre autres.

« Au Québec, l’amiante est présent dans plusieurs bâtiments, y compris dans le secteur public, puisque les normes de construction des années 1930 à 1990 n’interdisaient pas son utilisation. Alors oui, dans les plus vieilles écoles de notre parc immobilier, il y a de l’amiante », a convenu Nadyne Brochu, conseillère en communication au CSSRDN.

Une firme de travaux spécialisés a notamment précisé au journal Le Nord que les entrepreneurs ne se bousculent pas au portillon, lorsque vient le temps de procéder à des réparations ou rénovations dans les écoles, surtout dans le cas de tuyaux de drain, où des poussières d’amiante pourraient s’échapper à l’air libre.

« Nos bâtiment scolaires vieillissent, mais les experts estiment qu’il n’y a pas de grands dangers. » – Christian Aubin, président du Syndicat de l’enseignement de la Rivière-du-Nord

« Je ne suis pas un spécialiste en la matière, mais à ce qu’on me dit, ni nos membres du personnel ni les élèves ne seraient à risque. Par exemple, s’il n’y a pas de trou dans un plafond et que ça ne bouge pas, l’amiante reste encapsulé et ne pourrait pas se répandre. Le service matériel sait où sont les endroits à risque et il intervient selon un protocole, lorsque des travaux sont jugés nécessaires. Ça a été le cas lorsque le plafond de l’auditorium de la Polyvalente de Saint-Jérôme a été refait. Les travailleurs utilisent alors des combinaisons isolantes et un sas de décontamination. Nos bâtiments scolaires vieillissent, mais les experts estiment qu’il n’y a pas de grands dangers. En tout cas, je suis la situation de près », a souligné M. Christian Aubin, président du Syndicat de l’enseignement de la Rivière-du- Nord.

Mesures préventives

Lorsque des travaux sont envisagés, ils sont prévus en dehors des périodes achalandées. « Les mesures préventives que nous appliquons avec rigueur, dans tout bâtiment où il y a un risque lié à l’amiante, peuvent se résumer comme suit : ne pas exposer l’amiante à l’air ambiant; faire appel à des professionnels qui détiennent l’expertise nécessaire lorsque des travaux de rénovation/ construction doivent être effectués dans les bâtiments où il y a de l’amiante, en plus d’assurer une surveillance lors des travaux et de suivre les recommandations des experts; et, évidemment, ne pas exécuter ces travaux durant les périodes où les bâtiments sont habités par nos élèves et les membres de notre personnel », a spécifié Mme Brochu.

Inquiétudes

Des institutions comme l’école secondaire Émilien-Frenette et l’école primaire Notre- Dame ont été spécifiées par nos sources du milieu de la rénovation. Des inquiétudes ont été avancées envers la possibilité de contracter l’amiantose chez les travailleurs spécialisés.

« Ces deux bâtiments font partie des immeubles de notre parc immobilier où nous retrouvons de l’amiante. (Cependant), l’amiantose est une maladie qui peut se développer lorsqu’un individu est exposé à de la fibre d’amiante dans l’air ambiant et qu’il y a inhalation d’amiante. Ce n’est pas le cas dans nos écoles, puisque l’amiante comprit dans nos constructions n’est pas exposé à l’air ambiant (il est encapsulé). Il n’y a donc pas de risque pour la santé, ni chez les élèves, ni chez les membres de notre personnel. Selon les experts, les personnes à risque de développer cette maladie sont principalement : les travailleurs de mines d’amiante, les ouvriers d’usines de fabrication de pièces contenant de l’amiante, les ouvriers du bâtiment, de la construction et de la démolition, ainsi que les ouvriers de chantiers navals. Le site de l’Association pulmonaire du Québec représente une mine d’or d’informations sur le sujet », a ajouté Nadyne Brochu.

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