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Alain Vézina sacré meilleur réalisateur

Par lpbw

PRIX. Alain Vézina, un enseignant en cinéma du Cégep de Saint-Jérôme, a été sacré meilleur réalisateur au Festival du film fantastique de Torremolinos, une ville située en Espagne, pour son film «Le scaphandrier», son premier long métrage. Dans la foulée, le film a aussi reçu un prix pour les «meilleurs effets spéciaux».

C’est une première participation pour Alain Vézina à ce festival majeur de cinéma fantastique. «Ce prix arrive à point. On est heureux, ça nous donne confiance. La critique ici a été assez mesquine, le film était systématiquement dénigré, donc, pour moi, c’est une belle rebuffade qu’on adresse aux critiques du Québec. D’être sélectionné, c’est extraordinaire, qu’on gagne des prix aussi !» nous partage le réalisateur lors d’une entrevue téléphonique.

Un bel accueil à l’international

«C’est une douce revanche», ne peut-il s’empêcher d’ajouter avant de nous mentionner que «Le scaphandrier» reçoit un très bel accueil à l’international actuellement, en particulier dans les pays hispanophones. «Dans ces pays-là, ils ont une très longue tradition de film d’horreur de série B, tourné à petits budgets. Au Québec, on n’a pas cette tradition. Ici le film a été très mal compris, la critique est passée à côté», constate Alain Vézina.

Il se réjouit aussi que le film ait été sélectionné cet automne au plus gros festival du cinéma fantastique au monde. «On est également allé au Mexique, et actuellement, on est au Festival de cinéma fantastique de Buenos Aires, en Argentine».

Selon lui, les prix que le film a récoltés, plus le fait qu’il va être distribué en Europe sur DVD et vidéos sur demande en janvier prochain, sont des indicateurs très précieux et la marque de la qualité de leur travail.

D’autres projets

Amer cependant, le réalisateur ajoute : «Pour plaire aux critiques ici j’aurai dû faire un scaphandrier misérabiliste, tourmenté, mais c’est juste un pauvre mort vivant qui veut récupérer son trésor et qui laisse dans son sillage un tas de cadavres. Pour les critiques au Québec, ce n’est pas un personnage assez complexe.»

Or, les critiques en Espagne sont très élogieuses nous dit en terminant le réalisateur qui promet bien de faire un second long métrage, mais cette fois «en anglais et pour le marché du DVD puisque c’est là que ça se passe». Le réalisateur et scénariste travaille actuellement à la réalisation d’un documentaire sur la légende de la Corriveau. Il est à l’étape du montage.

 

Rappelons que le long métrage, sorti au Québec le 20 février 2015, met en vedette Édith Côté-Demers, Alexandre Landry, Raymond Bouchard, Béatrice Picard et Éric Gagné. Produit par Daniel Morin, le film est distribué au Canada par Filmoption International et a obtenu le soutien financier de Téléfilm Canada, du Fonds Bell, de Super Écran, du crédit d’impôt du Québec et du crédit d’impôt du Canada.

Synopsis

Un bateau à la dérive est intercepté par des policiers. Il contient les corps démembrés de l’équipage. Ce fait divers sordide représente le sujet idéal pour la jeune journaliste Julie qui s’ennuie dans ce coin normalement tranquille et loin de tout. Au fil de son enquête, elle interroge un influent chasseur de trésors qui a des choses à cacher, le propriétaire frustré d’un musée, un expert de la plongée sous-marine et une vieille femme. Des témoins potentiels qui se trouvent sur le chemin d’un tueur sanguinaire qui revêt un scaphandre pour assassiner ses victimes.

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