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Agriculture : Traverser les tempêtes en famille

Par Marie-Catherine Goudreau

Depuis 1983, Michel Lauzon travaille en production agricole avec sa femme, Suzanne Lauzon. Bien reconnue pour ses maïs au goût sucré, l’entreprise Michel Lauzon et associés enr. est située à Mirabel et possède plus de 300 hectares de production, dont 100 dédiés au maïs sucré.

 

Aucun repos pour cet été

2020 est une année éprouvante et difficile pour l’entreprise, premièrement en raison de la COVID-19 qui a causé une pénurie de main d’œuvre dans les champs, entre autres parce que plusieurs provenaient de pays étrangers. En outre, la sécheresse a également fait des ravages sur les terres qui sont devenues extrêmement chaudes et sèches.

Selon le propriétaire, il s’agit de la pire année pour les producteurs agricoles, mais ils n’ont aucun contrôle sur la température et les effets sur leurs récoltes. « Je n’ai jamais vu ça. Les racines ont brûlé en surface tellement il y avait peu d’eau, c’était désertique. Ce n’est jamais arrivé que des plants sèchent au point de mourir, s’exclame M. Lauzon. On prend des bouchées doubles en ce moment et on ne fournit pas. Juste pour une caissière, nous ne sommes pas capables d’en trouver une ! Nous travaillons 7 jours par semaine, je me lève à 4h du matin et je termine quand le soleil se couche. Ce n’est pas évident. »

Une saison complexe

La saison de maïs commence chaque année aux alentours du 15 juillet, où l’on effectue les premières récoltes alors que les dernières seront à la mi-octobre. Il faut de 60 à 80 jours aux maïs pour atteindre leur maturité, selon les variétés. Leur production s’est toutefois retrouvée grandement affectée par la température peu favorable de cet été. « Les premières plantations, celles du mois d’avril, ont bien poussé et levé grâce à l’humidité du printemps. Pour les autres, alors qu’il n’a pas eu de pluie, elles n’ont pas levé autant, peut-être à 30 %. »

Comme les plants ne sont pas tous arrivés à la maturation au même moment, cela complique la récolte puisqu’ils n’ont pas l’équipement pour faire la sélection des plants. Habituellement, tous les plants sont prêts en même temps, ce qui simplifie énormément la collecte, toutefois, ce n’est pas le cas cette année en raison de la sécheresse.

Manger du maïs en hiver !

Provenant d’un producteur de maïs québécois, il fallait bien demander comment se conserve ce légume si apprécié de la population. Michel Lauzon nous explique la recette de sa femme, soit d’égrainer le maïs dans son ensemble, le mettre dans un plat ou un sac de congélation puis le mettre au congélateur sans aucun ajout. Il semblerait que le maïs soit plus sucré lorsqu’on le sort, même quelques mois plus tard ! Il suffit de l’apprêter avec du beurre dans une poêle simplement. 

En effet, avec cette variété, le Nirvana, le maïs devient plus sucré avec le temps, ne perd pas son goût et reste aussi croquant ! C’est une nouveauté depuis quelques années qui est devenue leur produit préféré.

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