2020 marquera la mise en place de la première politique au Québec

Françoise Le Guen
2020 marquera la mise en place de la première politique au Québec

Politique nationale pour les proches aidants

En 2018, Marguerite Blais, ministre responsable des Ainés et des Proches aidants, rencontrait de nombreux intervenants œuvrant auprès des proches aidants afin de jeter les bases de la première Politique nationale pour les proches aidants de l’histoire du Québec. De nouvelles rencontres se tiendront cet automne.

 

« On va refaire une deuxième consultation avec les mêmes personnes, peut-être en élargissant et aussi par une consultation électronique. On s’est rendu compte qu’il y avait beaucoup de choses à questionner parce que ça n’a jamais été fait avant et on ne veut pas faire une politique sur le coin de la table ! On veut savoir aussi si on est dans la bonne voie avec l’orientation qu’on prend », souligne Marguerite Blais.

Une première consultation avec 200 personnes de tous les horizons au niveau de la proche aidance s’est tenue le 11 décembre 2018. « Que ce soit pour personnes âgées, pour des parents qui ont des enfants en situation de handicap ou des parents ayant des enfants adultes ou au niveau des jeunes qui sont parfois des proches aidants, l’ensemble de la proche aidance a été questionné », explique la ministre.   Le ministère de la Santé et des Services sociaux a commencéà travailler sur la rédaction de cette politique qui visera principalement à consolider la reconnaissance des proches aidants, à promouvoir leur rôle ainsi qu’à leur fournir le soutien nécessaire. Elle sera déposée à l’Assemblée nationale au début de l’année 2020 avant le budget. Après le budget sera déposé le plan d’action.

Que ressort-il des consultations ?

Selon Marguerite Blais à travers et avant la consultation il est déjà clair qu’il fallait un plan d’intervention clinique pour le proche aidant, au même titre que pour la personne aidée. « C’est comme ça qu’on va pouvoir définir qui est le proche aidant, baliser la définition de la proche aidance ». Il s’agira d’un élément fort de la politique. Selon la ministre, avec ce plan, la démarche permettra de s’occuper d’un proche aidant avant qu’il ne s’épuise. « La question du soutien professionnel va prendre beaucoup plus la place. Il y a des proches aidants qui ne sont plus capables d’exercer leur solidarité familiale, il faut tenir compte de ça dans une politique » soutient madame Blais, qui a elle-même été proche aidante pour son conjoint durant 7 mois.

Autres démarches

Des coordonnateurs à cette politique seront ensuite embauchés dans chacune des régions.

« Ils vont être en mesure de coordonner les organismes entre eux et de faire en sorte que les régions ne soient pas laissées à elles-mêmes. On va aussi pouvoir annoncer un observatoire de la proche aidance. C’est très important qu’on puisse faire des recherches pour faire avancer la cause des proches aidants, une première politique doit être évolutive », ajoute la ministre. Cette dernière rappelle que le gouvernement s’est engagé à développer les Maisons Gilles-Carle, 20 maisons au cours des dix prochaines années dont 8 au cours du premier mandat.

Madame Blais mentionne que la mission des Appuis pour les proches aidants d’ainés sera redéfinie. « Les Appuis s’adressent seulement aux proches aidants d’ainés alors que la politique va toucher à l’ensemble des proches aidants. Il faut qu’ils s’ouvrent à cette réalité ».

Marguerite Blais, députée de Prévost et ministre responsable des Aînés et des Proches aidants.
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