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Bertrand Charest reconnu coupable


Publié le 22 juin 2017

Bertrand Charest, 51 ans, a été reconnu coupable d’agression sexuelle et abus d’autorité sur des skieuses qu’il avait sous sa gouverne comme entraîneur.

©TC Media - Dessin de cour de Mike McLaughlin

Le verdict est tombé dans le procès de Bertrand Charest, cet ex-entraîneur de ski accusé d’avoir agressé sexuellement des athlètes sous sa responsabilité.

Dans son jugement, rendu le 22 juin au palais de justice de Saint-Jérôme, le juge Sylvain Lépine a déclaré l’accusé coupable de 37 chefs d’accusation, sur les 57 déposés contre lui par la Couronne. Ceux-ci concernent neuf des 12 femmes ayant porté plainte contre lui.

Sévère à l’endroit du condamné, le magistrat a déclaré que les plaignantes étaient «soumises et vulnérables» et qu’il avait mis la responsabilité de ses gestes sur leurs épaules, alors qu’elles étaient toutes âgées de 12 à 19 ans.

Le juge a cru 9 des 12 plaignantes ayant affirmé sous serment avoir été agressées sexuellement par Bertrand Charest.
Photo TC Media – Dessin de cour

Le condamné devra revenir en cour cet automne pour connaître sa peine. Il pourrait passer jusqu'à 14 ans derrière les barreaux.

Rappel des faits

Les gestes reprochés à Bertrand Charest se sont produits entre 1991 et 1998, alors qu’il était entraîneur de ski de la zone laurentienne, puis entraîneur pour Canada Alpin. Certains auraient eu lieu à Mont-Tremblant.

L'homme, aujourd'hui âgé de 51 ans, aurait agressé sexuellement durant cette période 12 athlètes sous sa gouverne, dont 5 avec lesquelles il aurait eu des relations sexuelles complètes. En 1998, lorsque certaines de ses victimes l’ont dénoncé, l’entraîneur a été congédié par Canada Alpin, mais aucune accusation n’avait alors été portée contre lui.

C’est à l’hiver 2015, alors qu’une victime de Bertrand Charest l’a retrouvé sur les pentes du centre de ski Mont-Blanc, à Saint-Faustin-Lac-Carré, que l’affaire a pris une tournure judiciaire. Surprise qu’il ait encore le droit d’enseigner le ski à des mineurs, la victime a porté plainte contre son agresseur. Tout a déboulé par la suite et les accusations se sont multipliées à l’endroit de l’entraîneur de ski, qui a sitôt été congédié par Mont-Blanc.

Le procès s’est ouvert par la suite début mars 2017 et les témoignages présentés ont été dévastateurs pour l’accusé. Le juge Lépine a d’ailleurs, dans son jugement, déclaré que la preuve amassée contre Bertrand Charest était «accablante».