Il y a toujours moyen de s'entendre

Journée mondiale des Sourds

Françoise Le Guen francoise.leguen@tc.tc
Publié le 1 octobre 2016

Joel Barish apprend la langue des signes au maire de Saint-Jérôme, Stéphane Maher.

©TC Media - Élaine Nicol

SAINT-JÉRÔME. Le 24 septembre, Journée mondiale des Sourds, la Ville de Saint-Jérôme a été le théâtre d’une mobilisation sans précédent au Québec. Près de mille participants étaient attendus dans la soirée.

Dans l'après-midi, l'événement a rassemblé quelque 700 participants place de la Vieille-Gare à Saint-Jérôme.

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L'événement a rassemblé des personnes sourdes, malentendantes, devenues sourdes et sourdes aveugles, leurs familles et amis, associations régionales et provinciales réunies pour sensibiliser la population aux réalités des personnes vivant avec la surdité. Cette journée visait à rendre visible ce qui souvent reste invisible: les contributions et talents des sourds et personnes vivant avec la surdité au développement de notre société. Une journée toute spéciale pour faire reconnaître leurs talents, compétences et contributions au développement de la société québécoise. C'est l’Association des personnes avec problèmes auditifs des Laurentides (APPAL) qui était l’organisme hôte de cette 10<V>e<V> édition.

La fête de la culture sourde

@R:L'invité spécial de cet événement, Joel Barish, est un sourd Américain très connu auprès des centaines d’associations de personnes sourdes à travers le monde. Grand voyageur, il est PDG de Deafnation. Le but ultime de Joel est de faire reconnaître les talents et savoir-faire des sourds aux quatre coins du globe. Il a d'ailleurs fait de nombreux documentaires qui visent à faire connaître les talents et compétences des sourds partout sur la planète. De renommée internationale, c'est la première fois qu'il s’arrêtait au Québec. Nous avons échangé quelques signes avec lui. (ASL et LSQ).

Il nous parle de ce que les personnes sourdes peuvent accomplir. «Souvent, les enfants sourds disent qu'ils ne peuvent pas travailler. Je leur dis que les sourds peuvent aller à l'école.» Joel Barish fait des documentaires depuis 2006. «Les personnes sourdes à travers le monde n'étaient pas visibles». Pour lui, la JMS, c'est la fête de la langue des signes, de la culture sourde, du vécu des personnes sourdes. «C'est une occasion de montrer notre identité et qu'on peut vivre comme n'importe qui, communiquer et fêter.»

Daniel Forgues, PDG de la Fondation des sourds du Québec (FSQ) nous dit que ça fait  33 ans que leurs services existent et permettent aux personnes sourdes de progresser dans leurs projets et leurs rêves.  «Notre organisme et l'un de ceux qui se battent auprès du gouvernement pour faire reconnaitre la langue des signes québécoise ( LSQ) et ça fait au-delà de 20 ans qu'on se bat. 52 pays ont signé une entente qui reconnait la langue des signes». «On veut montrer qu'on existe et faire de la sensibilisation. On a choisi Saint-Jérôme pour la tenue de cette journée organisée par L'APPAL», nous dit Denis Henry, président du comité organisateur de la JMS.

 

L'APPAL

Association des personnes avec problèmes auditifs des Laurentides, est située à Blainville. C'est une association au service des personnes sourdes, de leurs familles et amis. Dans la région des Laurentides, plus de 50 000 personnes vivent avec la surdité.

L'invité spécial de cet événement, Joel Barish, est un Sourd américain très connu auprès des centaines d’associations de personnes sourdes à travers le monde.

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Denis Henry, président du comité organisateur de la JMS, Dominique Lemay, président de la société culturelle québécoise des sourds (SCQS), Stéphane Maher, maire de Saint-Jérôme, l'invité spécial et conférencier, Joel Barish et Daniel Forgues, PDG, Fondation des sourds du Québec (FSQ).

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