Elaine Dupont a dû s’armer de patience pour adopter Charlotte (à gauche) et Clémence, mais elle avoue n’avoir jamais regretté la démarche.
Le prix des petits bonheurs d’Elaine Dupont
« Pour tout dire, quand j’ai pris la décision d’adopter des enfants, je n’ai jamais regardé vers la Chine. Je savais ce que je voulais au départ. J’ai toujours eu une attirance pour les enfants bruns (NDLR : elle dit vraiment brun et non pas des enfants noirs). J’avais choisi d’avoir une famille colorée. C’était ma façon de m’impliquer dans l’intégration d’autres ethnies au Québec… » raconte Elaine Dupont.
Incapable d’avoir des enfants, Elaine Dupont est allée puiser en Haïti à deux reprises pour former sa famille. Charlotte a été adoptée la première en 2003 et Clémence l’a suivie en 2006.
Si aujourd’hui elle parle de petits bonheurs qui sont arrivés dans sa vie et celle de son conjoint Yvon Tousignant, Mme Dupont a dû s’armer de patience pour parvenir à ses fins. Car l’adoption internationale, peu importe le pays, ce n’est pas évident.
« C’est un processus complexe d’adopter des enfants. Il faut faire affaire avec une agence et s’armer de patience, puisque les délais sont souvent longs. Pour Charlotte, il a fallu attendre 20 mois. La norme, c’est 13 mois d’attente. Il arrivait toujours quelque chose avec son pays d’origine. Ça pouvait être aussi niaiseux que le fait qu’ils manquaient de papier dans l’imprimante pour envoyer des documents. On en vient parfois à penser que l’agence s’est moquée de nous. Mais Yvon et moi, on ne s’est jamais découragés. On s’est dit que si on voulait voir notre fille, il nous fallait être patients. Pour Clémence ce fut plus court. Ça a pris 13 mois. Ils m’ont appelée le mardi et je partais le jeudi pour Haïti… » raconte Elaine Dupont pour qui les mauvais souvenirs reliés au processus d’adoption ont fait place à la joie de la vie à quatre.
Les démarches
D’ailleurs, ceux qui sont passés par là vous le diront, il n’est pas simple d’adopter un enfant venant d’un autre pays. Il faut être patient et respecter les règles en place.
Au Québec, pour adopter un enfant, sauf en cas d’exception, il faut passer par l’entremise d’un organisme agréé, autorisé par le ministre de la Santé et des Services sociaux à effectuer les démarches d'adoptions pour l'adoptant.
Pour être certain de ne pas faire fausse route, on ne saurait trop conseiller de communiquer avec le Secrétariat à l’adoption internationale. Le Secrétariat peut vous diriger vers un organisme agréé. C’est cet organisme qui vous fournira des précisions sur les exigences à respecter, la procédure à suivre, les coûts à envisager, le voyage et la durée du séjour, etc.
Mireille O'Brien
Commentaire mis en ligne le 10 novembre 2009Hé ben mon amie, je suis heureuse que tu partages cette belle et malgré tout pas facile façon de composer sa famille. Vos filles sont magnifiques. Sofiane s'ennuie de son amie Charlotte-en-chocolat. Bises montérégienne.