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Deux podiums pour Mainville à Montréal

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Article mis en ligne le 5 mai 2009 à 11:22
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Deux podiums pour Mainville à Montréal
L’escrimeur en fauteuil roulant Pierre Mainville, de Saint-Colomban, a remporté deux médailles de bronze à la Coupe du monde de Montréal, présentée dans le cadre du Défi sportif 2009 en fin de semaine dernière.
La majorité des athlètes en étaient à leur première compétition internationale depuis les Jeux paralympiques de Pékin, en septembre dernier. Ils ont donc commencé leur prochain blitz en vue des Jeux paralympiques de Londres, en 2012

Il fallait bien que la compétition soit chez lui pour que Mainville risque de la manquer. L’athlète s’est présenté en retard à l’épreuve de Coupe du monde.

«Je croyais que la compétition était à 10 h. Je suis arrivé ici avec un gros déjeuner dans le corps, je n’étais vraiment pas prêt à tirer», a avoué l’athlète de Saint-Colomban. «Je ne me suis même pas échauffé. C’est une erreur de débutant que je ne devrais plus faire.»

C’est ce qui explique en partie sa fiche de deux victoires et trois défaites en poule. En quart de finale, finalement échauffé, il a facilement vaincu l’Américain Ken Magaha 15-5. Le scénario n’a pas suivi la même trajectoire en demi-finale, alors que Mainville affrontait le Français Alim Latrèche. L’épéiste québécois a perdu 15-9 devant le champion paralympique de 2004.

Il tient bon

Encouragé par les spectateurs, Mainville a tenu bon jusqu’à la mi-match, égalisant le pointage 7-7, après avoir tiré de l’arrière 7-4. «Alim m’a demandé à 7-4 si j’avais besoin d’un oreiller parce que je semblais dormir et je lui ai mis trois touches. Il m’a promis qu’il ne me redirait plus jamais cela», a indiqué l’escrimeur de 35 ans, qui affichait souvent son plus beau sourire derrière son masque. «L’épée n’est pas l’arme que je pratique le plus, alors je m’amuse. D’affronter un tireur comme Alim, qui a beaucoup d’expérience, ça me permet de progresser. Le meilleur est à venir», a affirmé, convaincu.

Mainville s’est par ailleurs incliné 15-11, en demi-finale, face à Emmanouil Bogdos, de la Grèce. À la mi-match, l’athlète de Saint-Colomban ne tirait de l’arrière que par un point, mais à la reprise de la pause, Bogdos a enfilé les touches gagnantes. «Au début, je savais que le combat était serré. J’étais capable de faire de beaux mouvements, mais il a mieux tiré que moi. Il s’en est sauvé, mais la prochaine fois, ça ne sera pas la même chose.»



Blessure guérie



Complètement remis de sa tendinite au coude, qui lui a nui en Chine, Mainville voit tout le travail à accomplir d’ici 2012. «Aujourd’hui, on regardait vraiment le chemin à faire. Pour le nombre d’athlètes qu’il y avait ici, c’était un bon tremplin pour les prochaines Coupes du monde», a-t-il évalué.

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