Monique Guay.
Discours du Trône
« Stephen Harper demeure insensible aux demandes... »- Monique Guay
« Stephen Harper avait promis un discours axé sur les actions à prendre pour soutenir l'économie. Or, non seulement le premier ministre ne s'est pas montré à la hauteur de ses promesses, mais le discours du Trône nous montre à quel point ce gouvernement reste insensible aux effets de la crise sur la population québécoise et l'économie. C'est plus que décevant : c'est inacceptable... » proclame Mme Monique Guay.
La députée de Rivière-du-Nord réagissait ainsi jeudi dernier au discours du Trône.
Aux yeux de Monique Guay, le premier ministre du Canada tourne particulièrement le dos à certaines situations de crise qui affectent des secteurs névralgiques du Québec.
« Stephen Harper détourne simplement le regard face aux problèmes des secteurs manufacturier et forestier. Il promet ainsi de continuer comme si de rien n'était alors que la situation est désastreuse. Son discours du Trône n'évoque aucun engagement pour bonifier l'assurance-emploi ou pour créer un programme de soutien aux travailleurs âgés. Il n'y a même pas une ligne sur l'aide qui est nécessaire aux retraités affectés par la crise financière. La crise a déjà entraîné des milliers de pertes d'emploi, mais le gouvernement nous fait la preuve qu'il n'a que faire des problèmes de ces personnes qui se retrouvent démunies» note-t-elle.
Nombreux irritants
Qui plus est, Mme Guay est d'avis que Stephen Harper n'a pas encire réussi à saisir la réalité québécoise et fait fi des volontés des députés de l'Assemblée nationale du Québec.
« Près de trois ans après son arrivée au pouvoir, Stephen Harper n'a toujours rien compris aux priorités et aux valeurs du Québec... " note la députée. « Le discours livré multiplie les irritants et s'inscrit ainsi à l'encontre des demandes maintes fois exprimées des consensus québécois et de l'Assemblée nationale du Québec ».
Ainsi : « il (lire Stephen Harper) persiste avec les coupes en culture et contre les organismes de développement économique. Il persiste dans sa volonté d'imposer une loi répressive contre les jeunes contrevenants et de démanteler le registre des armes à feu. Il persiste à vouloir créer une commission fédérale des valeurs mobilières. Il ne mentionne même pas le mot Kyoto. Il persiste à vouloir réduire le poids politique du Québec. Il promet de multiplier les intrusions dans les compétences du Québec comme en santé et en éducation. Rien sur le déséquilibre fiscal, des affirmations visiblement fausses sur les transferts pour l'éducation et la volonté de plafonner la péréquation. Il veut soutenir le secteur de l'énergie nucléaire et poursuivre les achats militaires sans aucune balise. Il refait encore les mêmes promesses à propos du pouvoir fédéral de dépenser, avec une formule déjà rejetée par le Québec ».
Aucune leçon
Finalement, évalue Monique Guay, « ce discours du Trône est à l'image du dernier congrès conservateur, c'est-à-dire un discours idéologique. Il ne tient aucunement compte des intérêts ou des valeurs du Québec. Stephen Harper nous montre en outre qu'il n'est pas prêt à faire preuve davantage d'ouverture que par le passé, et que, en somme, il n'a tiré aucune leçon du résultat des élections fédérales au Québec ».