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LES SORTIES D'ISABELLE:Le Coffret unit les passions

par isabelle houle
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Article mis en ligne le 7 octobre 2008 à 15:17
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LES SORTIES D'ISABELLE:Le Coffret unit les passions
Vincent Vertefeuille, Francis et Stéphane Bisson-Roy et Samuel Mendoza, des beaux jeunes dynamiques et ouverts d’esprit.
LES SORTIES D'ISABELLE:Le Coffret unit les passions
C’est dans le cadre de la Semaine québécoise des rencontres interculturelles que le Coffret a organisé toutes sortes d’activités permettant aux différentes nationalités vivant dans la région d’échanger et de se découvrir des intérêts communs. J’ai vu que dimanche, il y avait un spectacle de musique du monde avec un jeune Colombien et des Québécois au Méridien 74. J’y ai trouvé là, beaucoup plus qu’un simple « show », j’ai vu une fusion naturelle et une simple passion pour la musique…
J’ai pu d’abord discuter avec la directrice du Coffret, Line Chaloux, qui était présente. J’ai toujours apprécié et même envié la bonté de cette femme-là. Son désir d’harmonie et d’entraide est si grand. Nous discutions aussi avec Teddy Shanguvu, intervenant du Coffret. Je me posais la question à savoir si, encore aujourd’hui, les Jérômiens de souche étaient réticents à cohabiter avec d’autres nationalités. Nous étions d’accord pour dire que l’ignorance restera toujours, mais qu’il fallait justement provoquer des occasions de rencontres, comme l’événement de dimanche.

« C’est universel, les jeunes aiment la musique. Nous voulons créer des espaces et des occasions pour que les immigrants se sentent soutenus et intégrés. », expliquait madame Chaloux.

Au-delà des conflits

Ce qui m’a marquée de cette brève conversation c’était le fait que des immigrants ou réfugiés vivent des conflits perpétuels entre ethnies dans leur pays et qu’ici, à Saint-Jérôme, ils peuvent se retrouver à la même table que quelqu’un provenant d’un pays ennemi.

« Ici, toutes les barrières tombent, c’est une autre dynamique pour eux. Ils n’ont pas le choix d’échanger. En prenant la peine de connaître vraiment l’autre, ils s’aperçoivent souvent qu’ils viennent de la même galère et repartent ici sur de nouvelles bases. », expliquait monsieur Shanguvu.

Intégration naturelle

Après avoir songé à tout cela, je me suis assise pour observer les jeunes (entre 15 et 17 ans) Québécois et Colombien jouer de la musique. Bien que l’élément « conflit » ne s’applique pas ici, ce que je voyais était une belle illustration de tolérance et d’harmonie. Ils improvisaient. Comme les nouveaux arrivants le font. C’était très bon et tout naturel. Ils avaient l’air d’un « band » d’expérience et pourtant, ce n’était que des jeunes qui s’amusaient.

« Je suis arrivé ici, il y a 7 ans, je ne parlais pas français du tout. J’ai appris, je me suis intégré et c’est comme ça. J’ai invité mes amis à venir jouer avec moi aujourd’hui. On est ici surtout pour s’amuser. », m’a raconté Samuel Mendoza.

Je ne croyais jamais voir l’époque où à Saint-Jérôme, les gens « différents » ne seraient plus pointés du doigt … On est sur la bonne voie…

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