Saab 9-3 SportCombi
Saab 9-3 SportCombi
Le meilleur de Saab
Benoit Charette
General Motors, le propriétaire de Saab depuis plusieurs années a négligé son protégé Suédois pendant de longue année ce qui a eu pour effet de conserver sur le marché des produits surannés. Il y a deux ans, Saab a fait le tour du monde avec sa Aero X pour présenter par la suite une série de nouveaux produits qui physiquement ont un lien de sang avec ce prototype.
Une ligne singulière
La 9-3 SportCombi est la plus réussie de la famille. Je n’ai eu que des éloges durant ma semaine d’essai. Sa calandre très affûtée qui s’inspire de l’Aero X lui donne un air de fauve qui se prépare pour la chasse. Saab a également très bien réussi la silhouette globale du véhicule avec ses montants de custode en forme de bâton de hockey et ses feux arrière façon verre « givré ». La pureté des lignes est sans reproche, cette familiale semble sculpter dans un seul bloc.
Habitable
À bord, Saab a fait de bon progrès. Commençons pas les bonnes nouvelles. La position de conduite et le confort des sièges pourraient servir de référence. Dans tout ce qui existe sur le marché automobile, il vous sera difficile de trouver mieux. En prenant place à bord, on se sent mouler dans le siège et les ajustements pour trouver la position idéale de conduite sont minimes. La planche de bord remaniée l’an dernier est nettement moins chargée qu’auparavant. Le pourtour est souligné d’une ligne chromée et peut recevoir un système de navigation à large écran tactile (6,5 pouces). Le conducteur pourra compter sur une instrumentation épurée très lisible, et opter pour une connectivité Bluetooth pilotée par commandes vocales. Pour le reste, matériaux et qualité d’assemblage sont de qualité, mais le volume du coffre pâtit de la ligne particulière en n’offrant que 425 litres. Il se rattrape en partie par la modularité offerte par son double plancher "TwinFloor".
La valse des turbos
Saab est l’un des plus anciens apôtres des moteurs turbos sur la planète. Le 9-3 SportCombi ne fait pas exception à cette règle. L’Aero avec son moteur V6 de 2,8 litres est doublé d’un turbo basse pression qui amène la puissance à 250 chevaux. Des années de pratique ont fait de Saab des maîtres dans cet art. La bande de puissance est très linéaire et ne comporte pas de temps mort. Toutefois, il y a encore et toujours cet effet de couple aux roues avant lorsque vous mettez toute la gomme en accélération, un défaut qui persiste depuis toujours et que personne ne semble en mesure de régler. Seule la version 4 roues motrices devrait définitivement reléguer ce problème aux oubliettes, mais nous ne l’avons pas encore essayée. Notre modèle d’essai profitait d’une très confortable boîte automatique à six rapports avec mode manuel au volant. De série, vous avez droit à une boîte manuelle à cinq rapports. .
Pour les longues distances
La version Aero est certes plus performante, mais le confort est la plus grande qualité de cette familiale. De la position de conduite à l’atmosphère sereine à bord en passant par la boîte de vitesse d’une souplesses exemplaire, une fois au volant, vous voudrez simplement vous rendre le plus loin possible. La consommation moyenne pour ma semaine d’essai a tourné autour de 11 litres aux 100 kilomètres, c’est correct, sans plus. Avec une voiture qui comporte plus de qualités que les dernières générations, on se demande pourquoi Saab ne connaît pas plus de succès. Lorsque la compétition se nomme BMW, Audi et Mercedes, sans parler de Lexus d’Infiniti ou d’Acura, il faut faire mieux que simplement être dans la moyenne, il faut exceller et Saab n’est pas encore là. L’expérience au volant est bonne, mais GM qui a pendant beaucoup trop longtemps négligé Saab en a fait une voiture qui accuse un retard tant au chapitre de la conduite que certaine technologie.
Conclusion
Enfant pauvre de la gamme des voitures de luxe, Saab aurait besoin d’une refonte complète de son image et de l’approche que GM compte en faire. Il s’agit d’une bonne voiture, mais qui accuse une ou deux générations s de retard face aux ténors allemands et pour réussir dans ce monde impitoyable, il ne faut pas arriver en retard à la parade.
Forces
Sièges hyper-confortable
Confort de roulement
Boîte automatique bien adaptée
Faiblesses
Certains détails de finition un peu bâclé
Effet de couple toujours perceptible
Fiabilité sous la moyenne
Moteurs
V6 2,8 l turbo DACT 250 ch à 5500 tr/min
couple: 258 lb-pi à 2000 tr/min
Transmission : manuelle à 5 rapports, automatique à 6 rapports avec mode manuel (option)
0-100 km/h : 6,9 s
Vitesse maximale: 210 km/h
Consommation par 100 km : man. : 10,5 l, auto. : 10,9 l (octane : 91)
Sécurité active
freins ABS, répartition électronique de force de freinage, assistance au freinage, antipatinage, contrôle de stabilité électronique
Suspension avant/arrière
indépendante
Freins avant/arrière
disques
Direction
à crémaillère, assisté
Pneus
2.0T : P215/55R16, Aero : P235/45R17
Dimensions
Empattement : 2675 mm
Longueur : 4653 mm
Largeur : 1753 mm
Hauteur : 1443 mm
Poids: 1475 kg
Diamètre de braquage : 11,9 m
Coffre : 841 l, 2047 l (sièges abaissés)
Réservoir de carburant : 62 l
Prix : 45 690$