Le Cégep finaliste aux Phénix
Le Centre de développement des composites du Québec (CDCQ), associé au Cégep de Saint-Jérôme, est finaliste pour l’obtention d’un prix Phénix, la plus haute distinction environnementale au Québec.
Le prestigieux concours parrainé par le ministère du Développement durable, de l’Environnement et des Parcs et le ministère du Développement économique, de l’Innovation et de l’Exportation, ainsi que soutenu par de nombreux partenaires des secteurs public et privé, rend hommage annuellement à l’excellence en matière
d’environnement.
Cet honneur pour le CDCQ s’ajoute aux multiples reconnaissances récoltées à ce jour, confirmant ainsi la position de chef de file qu’il occupe dans le secteur des composites.
Réduire en poudre
Le CDCQ, finaliste pour le projet « Revalorisation des rebuts de composites » et inscrit dans la catégorie Recherche et développement, s’est démarqué parmi les 135 dossiers de candidature déposés cette année.
Comment faire pour revaloriser les rebuts de composites?
«Le mandat confié au CDCQ qui possède les ressources et l’expertise pour mener un tel projet, fut de pousser le concept théorique au niveau expérimental en réduisant en poudre les rebuts pour les réinsérer dans les résines. Ce projet ayant aussi bénéficié de la contribution financière et technique d’Hydro-Québec dans le cadre du programme global d’efficacité énergétique (PGEE) a démontré hors de tout doute qu’il est technologiquement possible de revaloriser les résidus de composites produits à température ambiante » expliquent les dirigeants.
Il est estimé que l’industrie québécoise des composites produit annuellement 8000 tonnes de déchets solides qui vont au site d’enfouissement. La solution proposée par le CDCQ s’inscrit dans la volonté des industriels du secteur des composites de réduire le volume de résidus généré par leur industrie. De plus avec cette solution, le Québec serait à l’avant-garde, aucune autre solution viable ayant été présentée à l’échelle internationale.
« Dans le cadre du plan stratégique du CDCQ 2005-2010, nous voulions créer un effet de levier autour du développement durable par des projets dans ce secteur pour l’industrie des composites. Cette reconnaissance vient confirmer que nos choix d’alors étaient les bons et que le CDCQ a été en quelque sorte visionnaire en y décelant un tel potentiel » de déclarer Pierre Tison, directeur du Centre.