Vendredi dernier, les gens à la recherche d’un emploi ont envahi le Salon emploi de la santé et des services sociaux des Laurentides.
Les jeunes dictent les règles…
Le monde de la santé est en pénurie de main-d’oeuvre, ce qui permet aux chercheurs d’emploi, les jeunes en particulier, de dicter les règles.
C’est ce qu’on a pu constater vendredi et samedi dernier au Salon emploi de la santé et des services sociaux des Laurentides.
En fait, les établissements de santé des Laurentides sont non seulement à la recherche de personnel pour combler les postes vacants, mais ils doivent aussi faire face à un problème de rétention comme l’a souligné M.Yves Lachapelle, directeur général du CSSS des Hauts-Sommets, qui se faisait le porte-parole de ses collègues à l’ouverture du Salon vendredi matin.
« En raison de la croissance démographique des Laurentides, du nombre sans cesse grandissant de villégiateurs et du vieillissement de la population, on se retrouve avec des besoins énormes et la rétention de notre personnel représente sans aucun doute un défi majeur pour nos établissements, actuellement et pour les années à venir… » soulignait M.Lachapelle.
Attitudes différentes
Quand on parle de problèmes de rétention, c’est entre autres, indique M.Lachapelle au représentant du Journal LE NORD qui l’interrogeait sur la question, en raison des conditions plus qu’intéressantes qu’on offre dans les agences privées qui desservent le réseau de la santé, mais aussi parce que « les attentes et les attitudes des jeunes envers leurs employeurs sont fort différentes de celles des travailleurs de la santé qui les ont précédés ».
En fait, de nos jours, les jeunes diplômés qui intègrent le réseau de la santé, dans les Laurentides comme ailleurs, ont des exigences et ils ont beau jeu, puisque la pénurie de main-d’oeuvre dans le domaine le leur permet.
« Les jeunes ne cherchent pas des horaires de 36 heures par semaine répartis sur cinq jours. Bien souvent, ils veulent concentrer les 36 heures de travail sur trois jours pour profiter par la suite de quatre jours de congé… » note Yves Lachapelle. « Pour répondre à leurs attentes, nous n’avons pas le choix de nous montrer flexibles. Je dirais même que pour attirer les plus jeunes, nous devons être attractifs, puisque nous sommes toujours en compétition. Si ça ne marche pas avec le réseau public, les travailleurs se tournent rapidement vers le privé où ils obtiendront ce qu’ils recherchent… Bien davantage, ils veulent se sentir considérés. Ils veulent sentir qu’ils ont leur place dans le système et qu’on les consulte sur certaines façons de faire… »
50 emplois
Vendredi et samedi dernier, les gens du Centre de santé et de services sociaux (CSSS) de Saint-Jérôme étaient présents et actifs au
Salon emploi de la santé et des services sociaux des Laurentides. Et comme pour les autres, c’était pour combler leurs besoins actuels. Mais les dirigeants du CSSS Saint-Jérôme remettent ça demain (31 janvier) de 12 h à 21 h, alors qu’ils offrent pas moins de 50 nouveaux postes.
C’est qu’à la fin novembre dernier, le CSSS de Saint-Jérôme s’est vu octroyer un budget supplémentaire de 5,2 millions $ par la ministère de la santé et des services sociaux du Québec. L’ajout au budget servira notamment à permettre des meilleurs services aux gens en perte d’autonomie et leur famille, à offrir davantage de soutien et de suivi à la clientèle en santé mentale et à venir en aide aux enfants et aux jeunes en difficulté.
C’est pourquoi, on a ouvert des postes de travailleur social, thérapeute en réadaptation, physiothérapeute, ergothérapeute, psychoéducatrice, infirmière, auxiliaire familiale et technicienne en éducation spécialisée.
« Le budget supplémentaire nous permet de bonifier notre offre de service à des clientèles spécifiques qui en ont grandement besoin. Pour les Laurentides, on obtient ainsi une large part du budget de développement. Ce qui nous permettra d’attirer chez nous une gamme de professionnels dont nous ne pouvons disposer actuellement. Nous visons également à intéresser les jeunes qui complètent leurs études… » note Normand Legault, directeur général par intérim au CSSS de Saint-Jérôme.
Les intéressés peuvent rejoindre les responsables au 450-431-8335.