Une transaction de 4 M$
L’ Hôtel Best Western de Saint-Jérôme a changé de mains à la toute fin de l’année dernière. On évalue la transaction aux alentours de 4 M$.
Selon ce qu’il a été permis d’apprendre de sources sûres, c’est dans les derniers jours du mois de décembre que les frères Alain et Claude Charron qui possèdent déjà des hôtels à Montréal et opèrent sous la raison sociale Hôtel du nouveau Forum Inc en sont venus à une entente finale avec les anciens propriétaires du Best Western de Saint-Jérôme.
Fruit mûr
Toujours selon notre source d’information, c’est à la mi-décembre que les frères Charron ont pris contact via un intermédiaire avec les administrateurs du Best Western pour s’enquérir de la disponibilité de l’hôtel. De façon officielle, le Best Western n’a jamais été mis en vente. Mais, nous dit-on, le fruit était mûr.
« Les choses allaient bien pour l’hôtel, mais on se disait que si un acheteur éventuel se manifestait un jour avec une offre sérieuse, il faudrait la regarder attentivement. C’était vrai à plus forte raison que certains des actionnaires dépassaient la soixantaine et avaient probablement envie d’autre chose… » nous dit un des anciens propriétaires qui a tenu à conserver l’anonymat.
Pour un, le président du conseil d’administration, M.Claude Beaulieu, est âgé de 78 ans.
Employés avisés
Si le déroulement des négociations s’est fait de façon tout à fait confidentielle, la vente a été annoncée aux employés du Best Western dès qu’elle est devenue officielle.
D’ailleurs, selon les informations obtenues, les employés en poste au moment de la transaction conserveraient leur emploi. C’est le cas notamment du directeur Serge St-Jacques à qui il a malheureusement été impossible de parler du fait qu’il est actuellement en vacances jusqu’au lundi 18 janvier prochain.
Une cinquantaine
On se rappellera que c’est vers la fin des années 80 qu’un groupe d’une cinquantaine de personnes de la région ont mis des économies en commun pour se porter acquéreur du Best Western qui était en faillite.
Il a été impossible de connaître avec exactitude le nombre d’actionnaires qui demeuraient en poste au moment de la transaction en décembre dernier. Mais on se doute bien que les nouveaux propriétaires ont transigé directement avec des représentants des actionnaires, agissant ainsi par procuration pour le groupe.
Sans réponse
Nous avons tenté en vain de parler avec les frères Alain et Claude Charron pour connaître leurs intentions futures. Nos appels étaient demeurés sans réponse au moment d’aller sous presse.