On n'a pas idée dans quelle mesure l'intimidation est monnaie courante dans les cours d'école. Photo d'archives, à titre illustratif.
Des paroles qui blessent
On n'a pas idée dans quelle mesure l'intimidation est monnaie courante dans les cours d'école. Suffisamment du moins pour que les gens du ministère de l'Éducation du Loisir et du Sport y apportent une attention particulière.
En fait, il n'est pas nécessaire d'être frappé par ses camarades de classe ou de se faire voler son nouveau manteau par des plus grands pour être victime d'intimidation. Les menaces et les insultes suffisent bien souvent à empoisonner l'existence d'un enfant ou d'un adolescent.
Statistiques accablantes
Les statistiques sur l'intimidation sont d'ailleurs accablantes.
Selon les études, c'est dans une proportion d'environ 70 % que les adolescents avouent être ou avoir déjà été verbalement ou socialement agressifs. On estime aussi à 50 % le nombre d'écoliers victimes, un jour ou l'autre, d'une des multiples formes d'intimidation.
Pour les plus ciblés et les plus fragiles, les conséquences iront de la perte de confiance en soi à la dépression et à l'adoption de comportements agressifs en soi ou envers autrui, en passant par l'anxiété, l'isolement et la peur.
Notre rôle
Comme adultes, notre rôle pour combattre l'intimidation verbale est important. Les jeunes répètent souvent ce qu'ils entendent sans même en connaître la signification. Il importe donc d'être des modèles en adoptant un langage dépourvu d'agressivité et en expliquant aux enfants le sens de ce qu'ils disent.
Aussi, nous ne devons pas banaliser l'intimidation verbale en prétextant qu'il ne s'agit que de taquineries ou d'un phénomène anodin qui passera avec l'âge. L'absence d'intervention ne fait que renforcer le comportement agressif en le rendant acceptable.
Enfin, il est essentiel de développer une attitude d'empathie chez nos jeunes afin qu'ils soient sensibles au sort d'autrui.