On ne dira jamais trop de bien des cuisines collectives pour l'impact qu'elles ont sur les gens dont le budget est particulièrement serré, mais c'est aussi l'occasion de profiter de la présence des autres pour mettre à profit le fruit de notre récolte dans le jardin familial.
On en aura à nouveau la preuve prochainement alors que Regroupement des cuisines collectives du Québec (RCCQ) ainsi que les 1 400 groupes de cuisine collective du Québec célèbrent le 26 mars la Journée nationale des cuisines collectives et rendent hommage aux 37 000 Québécois qui récoltent régulièrement les bienfaits des cuisines collectives.
Dans les Laurentides, une activité est organisée le 30 mars prochain. Sous le thème « Le Québec dans mon assiette », les participants du regroupement Cuisinons entre nous des Laurentides, membres du RCCQ, prendront part aux activités à compter de 10 h 30 à l'aréna Kevin Lowe et Pierre Pagé de Lachute.
« On y découvrira que les cuisines collectives répondent à différents besoins : apprendre à cuisiner, sauver du temps, avoir des repas préparés à l'avance et avoir une meilleure alimentation. Cuisiner en groupe est avantageux tant au niveau du partage, de l'acquisition de connaissances que des économies... » nous en dit-on du côté de Cuisinons entre nous des Laurentides.
Offre insuffisante
Pour ceux qui ne sont pas familiers avec le concept, une cuisine collective, c'est un petit groupe de personnes qui mettent en commun : victuailles, temps, argent et compétences pour confectionner, en quatre étapes (planification, achats, cuisson et évaluation) des plats sains, économiques et appétissants. Les participants choisissent ensemble des recettes, dressent la liste d'épicerie et font les achats quand ils ne disposent pas sous la main des fruits et légumes nécessaires. Ensuite, ils concoctent collectivement des mets, qu'ils rapportent chez eux.
Depuis 1995, le nombre de groupes de cuisine collective est passé de 500 à 1 400, pour une augmentation de 280 %.
« Toutefois, l'engouement de la population pour une saine alimentation a des retombées majeures sur les organismes communautaires qui accueillent des groupes de cuisine collective. Des groupes supplémentaires de cuisine collective auraient besoin d'être créés afin de répondre à une demande qui explose. Les cuisines collectives ont besoin d'être financées par le gouvernement... " souligne-t-on.
A Saint-Jérôme
Pour connaître l'endroit où l'on offre des cuisines collectives dans votre localité, on peut consulter le site Internet du Regroupement des cuisines collectives du Québec au
www.rccq.org.À Saint-Jérôme, on retrouve des cuisines collectives à Maison Pause-Parent (téléphone : (450) 565-0015, courriel : mpp@qc.aira.com), Belle Bouffe (téléphone : (450) 431-5757, courriel : meb@bellnet.ca) et L'ami (e) du Quartier (téléphone : (450) 431-1424, courriel : lamie@bellnet.ca).