Le plan de tout le monde…
Les dirigeants de la Commission scolaire de la Rivière-du-Nord adopteront d’ici quelques semaines un nouveau plan stratégique qui guidera les actions de tous les intervenants de l’organisme pour les années à venir.
Ce plan, habituellement quinquennal, pourrait bien s’échelonner sur plusieurs années selon le voeu de la directrice générale Mme Lise Allaire. Justement parce que la tâche à accomplir et les objectifs pourraient bien nécessiter plus de cinq ans.
« Je souhaite que le plan appartienne à tous. Que chacun se l’approprie et apporte sa contribution dans la réussite de nos objectifs communs… » lance Mme Allaire.
Continuité
Pour tout dire, il n’y a pas de surprises dans ce plan, pas d’objectifs précis que les différents intervenants impliqués ne connaissent pas déjà.
En fait, c’est dans la façon de faire les choses que le nouveau plan stratégique ira chercher sa saveur propre.
« Je formule le voeu que le plan stratégique soit dynamique dans la façon de faire les choses. Il n’y a rien de secret dans tout cela. Il faut que le nouveau plan s’inscrive dans la continuité de l’ancien à bien des niveaux. Le nouveau plan devrait comporter moins d’axes d’actions, mais des actions plus ciblées pour obtenir des résultats concrets dans l’avenir. Nous visons à ce que ce plan soit simple et facile à retenir pour tout le monde. Nous voulons à brève échéance des réussites pour tous, des réussites à communiquer et à valoriser, des réussites à partager ” ajoute Lise Allaire.
Agir promptement
On ne peut pas parler de réussite sans faire allusion au décrochage scolaire et au taux de réussite des élèves dans une région où le bulletin à ce niveau est peu reluisant, tout le monde en convient.
Pour la directrice générale de la CSRDN, le constat est clair et la façon d’agir l’est tout autant. On ne peut se permettre d’attendre que la situation ait atteint un point de non-retour dans le cas de certains élèves.
« Il faut intervenir précocement. Les actions doivent être entreprises rapidement si on veut permettre aux écoles et aux centres de formation d’améliorer leur facteur de réussite » clame Mme Allaire.
« Nous devons absolument obtenir des données rapidement sur les élèves en difficulté, si nous voulons entreprendre les actions qui s’imposent. À chaque étape, il faut une lecture claire de la situation. On doit pouvoir peser sur plus rapidement sur le piton quand la situation le commande. Dans la majorité des cas, on le fait dans les écoles au prix de nombreux efforts. C’est à nous, les dirigeants, de donner plus de ressources à nos gens. Nous avons de beaux pédagogues sur le terrain, il faut les soutenir. Il nous faut soutenir encore davantage les plans de réussite de nos écoles. Si la réussite de nos interventions passe par des épreuves locales plus fréquentes, ça se fera de façon à nous permettre de mieux cibler nos interventions ».
Les 15-20 ans
Dans les interventions des gestionnaires de la Commission scolaire de la Rivière-du-Nord, il faut s’attendre à ce que les 15-20 ans soit suivis de près.
C’est à cet âge qu’on a tendance à décrocher après avoir accumulé les échecs ou après un diplôme de secondaire qui n’est pas vraiment suffisant pour décrocher un emploi décent.
« Ces jeunes-là ont besoin de notre aide. Il faut absolument les suivre de près et faire en sorte de les raccrocher aux études. Il faut raccourcir les délais pour les raccrocher. On doit mettre sur pied un service de suivi pour les élèves qui quittent l’école prématurément. Ça prend un contact rapide pour évaluer la façon de leur simplifier les choses pour qu’ils reviennent à l’école… » évalue Lise Allaire.