Gilles Rousseau
Bisbille à la régie de police
Le torchon brûle entre les dirigeants de la Régie de police de la Rivière-du-Nord et leurs policiers.
Suite à un article paru dans le Journal Accès-Laurentides, le maire de Saint-Hippolyte et président de la Régie, M.Gilles Rousseau, a tenu à exprimer son point de vue.
« Il est d'abord mentionné (dans l’article) qu'il y a cinq cadres policiers, tous ayant des voitures fournies, alors qu'en fait, il y a en a trois, soit le directeur et deux capitaines, un chargé de la surveillance du territoire et un chargé des enquêtes, ce qui est tout à fait normal pour un corps de police de cette envergure et chacun de ces cadres a une voiture non lettrée fournie, ce qui se pratique un peu partout au Québec. D'ailleurs, ces trois voitures ont été achetées usagées, alors que les voitures de patrouille, pour la plupart, ont été acquises neuves » note M.Rousseau dans une missive expédiée à nos bureaux.
Service débordé
Par ailleurs, Gilles Rousseau repousse du revers de la main certains arguments mis de l’avant par les policiers.
« Ils se plaignent de ne pas avoir d'imperméables, alors qu'ils ont tous des imperméables réglementaires fournis. Au niveau administratif, deux cadres civils ont été engagés, un coordonnateur chargé des communications et de la répartition et un autre cadre, attaché à l'administration. Il est faux de prétendre que le service de la répartition est débordé ».
Et le président Rousseau de reprendre :
« Dans le conflit qui oppose la Fraternité et la Régie, il est faux de prétendre que le gouvernement a imposé un médiateur dans le dossier, puisque c'est nous qui avons demandé un médiateur, voyant l'impossibilité de médiation directe, médiation qu'ils ont toujours refusée. Ce sont eux qui, en cours de route, se sont retirés du processus. À l'échéance de la convention collective, la Fraternité a pris 14 mois avant de déposer ses demandes et après 3 rencontres, s'est retirée du processus, préférant aller en arbitrage ».
« L'article mentionne que, puisque la Régie dépose des griefs, c'est par cette seule voie qu'elle peut se faire entendre. La fraternité a déposé 101 griefs, dont 31 encore à venir. La Régie n'en a perdu qu'un seul, qui était mineur. La Régie en a déposé seulement cinq, et deux il y a peu de temps. Où est l'exagération? Toutes ces tergiversations coûtent des fortunes aux citoyens de chaque municipalité et portent à croire que leur but est de tout faire pour faire tomber la Régie ».
En conclusion, le maire Gilles Rousseau se dit toujours « ouvert » à toutes rencontres qui aboutiraient à un règlement.
« Nous n’avons jamais fermé la porte. Mon objectif est de régler les problèmes qui perdurent depuis des années avant la fin de l’année 2008 » note-t-il.