Annonces classées | Nos Hebdos
Ca_prend_de_la_passion
Journal Le Nord
gala des hebdos
Envoyer ce texte à un ami Imprimer cette page Réagissez à cet article

Une vraie massue d’aluminium

par luc robert
Voir tous les articles de luc robert
Article mis en ligne le 10 juin 2008 à 15:55
Soyez le premier à commenter cet article
Une vraie massue d’aluminium
Sébastien Lacelle n’avait presque pas joué à la balle depuis sa jeunesse. Pourtant, à son premier match dans la Ligue des Chums en saison 2008, il a frappé rien de moins qu’un carrousel.
Le voltigeur de centre de 30 ans avoue qu’il se sent de plus en plus à l’aise dans le rectangle du frappeur, lors des matchs disputés au parc Sainte-Paule de Saint-Jérôme.



« J’ai recommencé à jouer par plaisir, sous la recommandation de Mario Perron, il y a deux ans. Dans la petite ligue de Bellefeuille, dans ma jeunesse, je ne faisais que 4 pieds et 100 livres, mais je touchais toujours la balle. C’est encore pareil de nos jours, sauf que j’ai plus de force dans les bras », a avoué le joueur de la formation Lave-Auto centre-ville.



Doté d’un élan naturel, Lacelle a roulé sa bosse dans les rangs atomes, moustiques, pee-wee et réserviste chez les bantams, avant de passer à autre chose comme loisir sportif.



« Mon élan était bon, mais comme j’étais réserviste chez les bantams, j’ai regardé ailleurs. La pêche et la chasse ont vite retenu mon attention. Je n’avais jamais retouché à un bâton, même pas dans une cage de frappeurs. J’ai à peine frappé deux paniers de balles dans une cage de toute ma vie », assure-t-il.



La massue



Lorsqu’ il a recommencé à évoluer à la balle-molle, Sébastien Lacelle s’est souvenu d’un bâton fétiche, que son frère et lui utilisaient dans leur jeunesse.



« J’avais une douzaine d’années quand mon père nous a donné ce bâton… de 37 onces (eh oui, cette grosseur existe!). On coupait le bâton de trois pouces pour être en mesure de faire un élan complet. Maintenant que je l’ai ressorti du garage, à 30 ans, j’ai la force pour le manipuler. Il me faudrait juste utiliser du poids, dans le cercle d’attente, pour qu’il me paraisse plus léger, une fois à la plaque. Je me débrouille quand même assez bien avec le bâton en question ».



« C’est contre un ami, Tony, que j’ai réussi ma soirée de rêve. J’ai claqué un circuit en partant, suivi d’un triple et de deux doubles. Il ne me restait qu’à cogner un simple, ce que j’ai finalement réalisé. C’était en fait un simple à l’avant-champ, qui a devancé le relais de l’arrêt-court», a poursuivi l’émule de Manny Ramirez, les « dreads locks » en moins.





Artiste de la défensive



Contrairement au voltigeur des Red Sox, Sébastien Lacelle ne vit pas une aventure incertaine à chaque fois qu’un ballon est cogné en sa direction, même si ses adversaires s’appliquent à le taquiner en lui parlant constamment des Yankees et de Derek Jeter.



« C’est de bonne guerre. Je suis là pour jouer avec les chums et me faire taquiner. Toutefois, quand la balle est frappée, je suis prêt à plonger et à m’égratigner une jambe pour exécuter un retrait. Même en shorts, j’ai une mentalité de 8 ans sur le terrain. J’y vais la tête première. Ensuite, j’ai des regrets, une fois que les bleus et que les plaies sont ouvertes. Une chance que je joue pour le plaisir. En tout cas, depuis deux ans, la balle-molle et le hockey cosom sont passés devant la pêche et la chasse dans mes loisirs ».



Il s’en est passé du temps depuis que le jeune Lacelle a été la recrue de l’année dans les Petites ligues, à Bellefeuille. Au hockey cosom, il affiche la même fougue, avec ses lunettes de racquetball pour le protéger. Plus vieux et plus expérimenté, il calcule mieux ses efforts et chutes, toujours dans le but ultime de faire gagner les siens.

Vos commentaires

Nom complet:
(requis)


Adresse courriel:


Vos commentaires :
(requis)


Svp inscrire le mot affiché ci-dessus Impossible de lire le mot?

Svp inscrire le mot affiché ci-dessus: