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Plus loin que le ministère

par Mychel Lapointe
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Article mis en ligne le 3 juin 2008 à 16:16
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Plus loin que le ministère
L’objectif de la politique consiste principalement à maintenir et améliorer la qualité des cours d’eau et des milieux humides en accordant une protection adéquate aux rives.
Plus loin que le ministère
Si la Ville de Saint-Jérôme collectionne les prix nationaux avec sa politique de gestion des cours d’eau et des milieux humides, c’est justement parce qu’elle fait office de précurseure dans le domaine. Même que la capitale des Laurentides est allée plus loin avec sa politique que le ministère du Développement durable, de l’Environnement et des Parcs (MDDEP) en matière de protection environnementale.
En novembre dernier, les autorités jérômiennes lançaient une politique serrée qui allait faire époque.

En clair, les élus prenaient les moyens de protéger les plans d’eau et milieux humides de la municipalité selon les normes les plus sévères jamais adoptées par une municipalité québécoise.

L’objectif de la politique consiste principalement à maintenir et améliorer la qualité des cours d’eau et des milieux humides en accordant une protection adéquate aux rives, au littoral et aux plaines inondables. Ces plans d’eau et milieux humides sont dorénavant intégrés au développement territorial afin d’en permettre la mise en valeur.

Une démarche poussée

Avant de mettre de l’avant la politique, la Ville avait commandé une étude scientifique exhaustive, adopté un plan de gestion et conclu une entente tripartite avec le ministère du Développement durable, de l’Environnement et des Parcs (MDDEP) et la MRC de la Rivière-du-Nord.

L’étude scientifique a permis de déterminer la conservation des milieux humides selon leur qualité biophysique et hydraulique. Avec la mise en place du plan de gestion, la Ville protège 78 % des milieux humides situés dans les aires urbaines et périurbaines (secteurs non développés) et 100 % de ceux qui se trouvent dans les aires agroforestières. Pour l’ensemble de la municipalité, le pourcentage de protection est de 93 %.

Pour sa part, l’entente repose sur la complémentarité des compétences des trois niveaux de gouvernement. Les trois parties partagent un même objectif : maintenir la pérennité des cours d’eau et des milieux humides par une gestion rationnelle.

Le MDDEP reconnaît que le plan de gestion des cours d’eau élaboré par la Ville est un instrument de planification et d’orientation sur le territoire de la ville, respectant les orientations de la Politique de protection des rives, du littoral et des plaines inondables.

Alors que la Ville assume le travail de terrain sur son territoire, la MRC a, en enchâssant le plan de gestion municipal dans son schéma d’aménagement, pris l’engagement d’assurer la conformité des interventions urbanistiques à ce schéma.

On a également fait en sorte que les promoteurs ne voient plus les plans d’eau et les milieux humides comme des contraintes, mais comme des atouts, des valeurs ajoutées. Ils sont aussi heureux de constater que la nouvelle entente permet de réduire les délais lorsque des autorisations sont requises en matière d’environnement.

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