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Canadian Tire fait face au problème des huiles usées

Article mis en ligne le 3 juin 2008 à 15:00
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Canadian Tire fait face au problème des huiles usées
Douglas Poulin est heureux des résultats du programme de récupération des huiles usées.
Canadian Tire fait face au problème des huiles usées
Choisir la prévention en environnement, agir avant les lois ou les règlements, c’est ce que les marchands Canadian Tire du Québec ont choisi de faire, il y a plus de 15 ans. Récit d’un succès vert.
Par Jean-Patrice Desjardins

Créé en 1995, le Programme de gestion des huiles usées de Canadian Tire a permis de récupérer 33 millions de litres d’huiles usagées. À cette époque, Canadian Tire s’associe avec la Fondation québécoise en environnement, Recyc-Québec, le ministère de l’Environnement et une entreprise, Sani Mobile. Les municipalités informent leurs citoyens que les huiles peuvent être récupérées et le programme, entièrement géré par le privé, est lancé.

En fait, c’est plus que l’huile qui peut être rapportée aux magasins. Les filtres à l’huile, les contenants d’huile, ainsi que l’antigel et leurs contenants (depuis 2008) peuvent être récupérés. Les huiles acceptées ne sont pas uniquement celles des voitures, mais aussi celles des tondeuses, tracteurs à gazon, souffleuses, motoneiges ou motocyclettes.

94 magasins québécois participent au programme, dont celui de Saint-Jérôme.

Grande consommatrice de lubrifiants avec son service automobile, Canadian Tire y trouve également son compte car la compagnie était prise avec de grandes quantités d’huiles.

« Avant, les gens jetaient leur huile dans les champs ou dans les toilettes», affirme Michel Séguin, responsable provincial du projet de récupération des huiles usées auprès des marchands Canadian Tire associés. L’huile récupérée est disposée selon les normes et les débouchés sont multiples, dont la combustion dans les cimenteries ou le chauffage des serres.

Le service est gratuit et entièrement assumé aux frais des magasins, une façon pour l’entreprise de jouer son rôle de « bon citoyen corporatif ». Fait remarquable, les magasins Canadian Tire ont poursuivi leur programme, malgré la mise en place, par le gouvernement en 2005, de la Société des huiles usagées, et malgré l’arrivée des Écocentres (qui recueillent également les huiles).

Victimes de leur succès?

Au magasin de Saint-Jérôme, la collecte fonctionne bien même si on signale un usage parfois biaisé du service. Certains citoyens déposent de la peinture résidentielle et certains garagistes se débarrassent de leurs huiles… aux frais de leur compétiteur!

« Nous sommes victimes de la popularité du programme de récupération des huiles usées », lance Douglas Poulin, directeur du magasin situé près du Carrefour du Nord. Malgré cela, il voit le bon côté de la chose : « Au moins, ça montre que les gens ne mettent plus la peinture à la poubelle ! »

Notons enfin que chez Canadian Tire, d’autres programmes sont en place pour la récupération des batteries d’auto, des batteries domestiques rechargeables ainsi que des pneus d’auto.

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