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Léonard passe le test haut la main

par luc robert
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Article mis en ligne le 3 juin 2008 à 11:49
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Léonard passe le test haut la main
Les esquives de Pascal Léonard ont fait mal paraître Jean Charlemagne à plusieurs reprises.
Léonard passe le test haut la main
Dans le seul combat professionnel ne s’étant pas terminé au premier assaut, samedi soir dernier à la Salle communautaire de Saint-Jérôme, le boxeur Pascal Léonard a haussé son dossier vierge à deux gains, en remportant une décision unanime face aux Montréalais Jean Charlemagne (1-4-2).



Le poids moyen jérômien a reçu l’assentiment des juges par des cartes de 39-35, de 38-36 et de 40-34. Il a notamment profité de deux déductions de points, infligées par l’officiel Jean-Guy Brousseau, qui a mieux jugé les coups bas de Charlemagne, souvent ignorés par l’arbitre Alain Villeneuve lors du premier duel entre ces deux pugilistes.



« M. Brousseau a vite détecté les “shots” basses de Charlemagne. Il l’a averti à plusieurs reprises, mais l’autre ignorait les consignes. J’ai reçu au bas mot six coups sous la ceinture, dont un crochet carrément au genou. C’est sans compter deux solides coups de tête. À un moment donné, j’ai demandé à Charlemagne s’il voulait boxer ou être disqualifié. Il a du cœur, mais il ne rivalisait pas techniquement avec moi. J’ai eu l’impression qu’il voulait me ralentir à tout prix. Cela n’a pas fonctionné », a conclu le pugiliste droitier, qui faisait 148,1 livres à la pesée officielle.



Supervisé dans son coin par le poids lourd Didier Bence et l’entraîneur Marc Ramsay, Léonard a livré la meilleure bataille de la soirée. « Je savais que Charlemagne sortirait fort, mais ses coups n’étaient pas lourds. J’avais de belles mains hautes, qu’il a rarement percées. Il avançait toujours vers moi, mais j’ai été patient. Mon jab s’est imposé, tout comme mes directs au corps. À un certain moment, au 2e round, je l’ai ébranlé avec une droite à la tempe. L’assaut terminé, Didier m’a fait remarquer que j’aurais pu l’achever. J’ai pris une coche supérieure sur mon dernier combat contre lui et c’est l’essentiel pour ma progression ».



Entourage similaire



Le protégé de Claude Bélanger a toutefois remarqué une certaine baisse d’énergie dans sa forme physique.



« J’étais bien préparé, mais à la 4e reprise, j’ai ressenti une petite fatigue, mais l’adrénaline m’a tenu jusqu’au bout. Mon jab s’imposait de mieux en mieux. J’ai eu confiance en Bence et Ramsay, mais chacun avait sa théorie pour battre Charlemagne. J’ai composé avec leur avis différent. C’était seulement la 2e fois en 15 ans que je boxais sans que Claude Bélanger (malade) soit dans mon coin. Au moins, tu voyais que Didier est de l’écurie de Claude, car la technique enseignée se rapprochait. Je remercie mes deux hommes de coin, et le promoteur Luc Légaré. Le groupe de Martin Hudon veut présenter un gala à Plessisville, possiblement à la fin septembre, et j’espère figurer à la carte. Ici, M. Légaré par d’un prochain gala en novembre 2008, une autre possibilité de boxer devant mes partisans jérômiens ».



combats expéditifs



Dans les autres combats professionnels à l’affiche, Marc Bourassa a réussi sa rentrée professionnelle, en disposant du remplaçant Curtis Biggs (0-3), par mise hors de combat technique, à 1:56 du premier round. Biggs remplaçait Patrick Tessier. Une percutante droite a envoyé le poids moyen de London au tapis pour un premier compte. Biggs n’a jamais retrouvé son équilibre par la suite. Quant à lui, Jacques « Jake the snake » Lemaire (6-6) n’a duré que 1:42 au premier round, quand le mi-lourd Martin Hudon (2-0) a rapidement réglé son cas. Lemaire est demeuré au sol plusieurs minutes après le K.-O., forçant le docteur Meunier à venir évaluer sa condition. Lemaire a finalement quitté l’arène sur ses deux jambes. En finale de la carte des promotions SLC, le poids lourd Éric Barrack (3-0) est revenu en grande forme, après deux années sabbatiques, en disposant de Ritchie Goosehead (7-22-1) en… 1:14 de la première ronde. Le boxeur Albertain a chuté à trois reprises pendant cette très longue minute. Soulignons qu’une foule de quelques centaines d’amateurs ont franchi les tourniquets pour cet événement.

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