Guy Giroux en compétition.
Giroux triomphe en Beauce
Le pilote d'endurance Guy Giroux n'a fait ni une, ni deux, en fin de semaine dernière en Beauce, où il a triomphé dans l'adversité.
Le vétéran coureur a devancé son plus proche rival, Michel Metcalfe, par plus de 3m40sec. Son avance était telle que Giroux s'est permis le tour le plus rapide du parcours d'endurance, en 16m30 sec.
«Somme toute, cela a été une belle fin de semaine, car j'aurais pu y laisser un œil. Une branche d'arbre brisée s'est incrustée dans mes lunettes de protection. Le choc a été si sévère que la lentille était creusée par en-dedans. Je suis donc très chanceux dans les circonstances, avec seulement quelques ecchymoses. Si la branche me frappait un pouce à côté, j'étais sans doute borgne d'un œil», a-t-il décrit avec frayeur.
Au niveau technique, le parcours de Saint-Benoît de Beauce a permis au pilote des Laurentides de s'exprimer à la capacité de son immense talent.
«Les conditions du tracé étaient parfaites. La pelouse de la vallée était si adéquate que nous roulions sur du gazon pendant 12 minutes, alors que le parcours en forêt durait environ 4 minutes. J'aime les parcours variés et j'ai été servi».
Giroux participera en fin de semaine à une épreuve de motocross «pour la forme», à Sainte-Véronique, alors qu'il reprendra le collier dans deux fins de semaines, en endurance, à Ferme Neuve.
Demeurer compétitif
La nouvelle saison d'endurance de motocross a commencé l'hiver dernier, pour le coureur hippolytois Guy Giroux, qui a mis les bouchées doubles à l'entraînement et en termes de nutrition, afin de demeurer parmi les meilleurs de sa profession.
«Je n'ai plus 20 ans, mais les racontars à l'effet que je suis fini m'ont piqué au vif. Je me suis trouvé un entraîneur privé et redoublé d'ardeur au gym. Mon entraîneur m'a astreint à un sévère régime et je suis plus en forme que jamais. En fait, mes fruits et légumes coûtent plus chers que mon essence de compétition! Au gym, mon coach me donnait des airs de ballerines», a blagué l'athlète originaire de Lafontaine.
Afin de maximiser ses chances, Giroux s'est acheté une remorque avec roulotte, histoire de bien dormir sur les sites de compétitions.
«J'ai tout là-dedans, de l'eau chaude, une douche, un frigidaire (sans bière...). Le seul hic, à 40 d'essence consommés au 100 km, je vais devoir vendre mes trophées, comme Guy Lafleur et autres athlètes».
«Lors d'une compétition à Granby, je suis parti 4e, puis je me suis hissé au premier rang.J'avais une minute d'avance au tour sur les autres, dès le 3e tour. J'ai pris la tête à l'arrivée. Un «has been», disaient mes détracteurs?. Je fais de la moto 4 ou 5 fois par semaine, histoire d'améliorer mes vitesses de pointe. J'ai hâte aux prochaines courses», a souligné le pilote de la fin trentaine, qui garde aussi jalousement son âge exact qu'une dame...
«G-Rocks» s'est produit avec aisance, en fin de semaine dernière à Saint-Benoit de Beauce, face à une multitude de coureurs réputés.
«Les jeunes me motivent à en faire plus et à démontrer que c'est encore moi le pilote à battre. Les gars sur internet sont tannés de me voir gagner, mais en prenant soin de moi (à la Chris Chelios), je suis encore en avant. J'ai 7 épreuves provinciales, 6 régionales et quelques autres au calendrier 2008, pour un total de 20 courses. J'en mange encore», a assuré le conducteur de la moto no.1, la Suzuki RMZ 250.