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Agence de la santé et des services sociaux

La CSN dénonce « le refus de négocier »

par Mychel Lapointe
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Article mis en ligne le 13 mai 2008 à 13:12
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Agence de la santé et des services sociaux
Les dirigeants syndicaux dénoncent l'attitude patronale.
Agence de la santé et des services sociaux
La CSN dénonce « le refus de négocier »
Les dirigeants de la Fédération des professionnels (CSN) dénoncent le comportement de l'Agence de la santé et des services sociaux des Laurentides à la table de négociation et demandent à l'employeur de reprendre les pourparlers.
Dans une prise de position émise mercredi dernier (7 mai), les gens de la CSN ont exprimé le voeu de continuer à négocier en vue du renouvellement de la convention collective.

« Alors qu'il restait encore trois rencontres de prévues afin de régler les différents sujets qui sont toujours en litige, les négociateurs de l'agence ont déposé une offre finale aux représentants des 43 professionnels et techniciens, refusant ainsi de poursuivre les discussions » note-t-on.

Réagissant à la situation, le président de la section locale du Syndicat des professionnelles et des professionnels des affaires sociales (SPPASQ-CSN), Pierre Dupont, souligne dans une communication acheminée à nos bureaux mercredi dernier que « nous souhaitons rencontrer M. Jocelyn Ouellet (pdg de l'agence) puisque nous constatons que nos vis-à-vis manquent de rigueur dans leurs démarches. Pour arriver à une entente, il faut se parler et nous ne pouvons pas nous permettre de recevoir un tel croc-en-jambe à ce moment-ci du processus de négociation. Nous souhaitons utiliser le temps qu'il nous reste pour permettre aux deux parties d'obtenir une entente satisfaisante ».

Moyens de pression

Les professionnels et techniciens de l'agence assurent la coordination et la mise en place des services auprès des établissements du réseau dans la région.

« Excédés par les tactiques de l'agence », les membres du syndicat ont décidé d'utiliser des moyens de pression. Ceux-ci prendront, nous dit-on, la forme d'objets de visibilité portés sur leurs lieux de travail.

« Au même titre que tous les établissements de santé et de services sociaux du Québec, l'agence des Laurentides est soumise à la loi 30 qui a renvoyé au niveau local la négociation de la moitié de la convention collective, autrefois discutée avec le gouvernement du Québec. Cette loi prévoit un échéancier et un cadre rigide de négociation qui peuvent jouer en défaveur des syndiqué-es. En effet, une fois le processus d'arbitrage enclenché, il revient à un arbitre de déterminer les conditions de travail en choisissant entre l'offre patronale et les demandes syndicales. Son choix ne doit pas entraîner de coûts supplémentaires » expliquent les gens du syndicat.

Pour le syndicat, « le fait de fixer une échéance et de contraindre la négociation à un coût nul par rapport à la convention précédente, peut amener l'employeur à attendre la fin du délai pour déposer des reculs au personnel. Or, les parties peuvent toujours poursuivre la négociation jusqu'au mois de juin. Avant de soumettre les conditions de travail à l'arbitrage, la loi 30 prévoit une période de médiation de 60 jours pour favoriser une entente négociée ».

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