Même s'il a essayé le ski de fond à quelques reprises, c'est le ski alpin qui a conquis le cœur de M. Jean Girard lors de sa retraite.
Conserver la forme à un âge vénérable
Bientôt nonagénaire le 4 mai prochain, M. Jean Girard n'a pas délaissé la bonne forme physique pour autant. Il complète ces jours-ci sa 31e saison de ski alpin.
Une fois l'heure de la retraite sonnée, c'est dans la région des Basses-Laurentides que M. Girard a décidé de venir assouvir cette passion tardive.
«Je résidais à Boucherville depuis 25 ans, lorsque j'ai glissé sur les planches pour une première fois, à 58 ans. L'activité m'a plu et j'ai décidé de me rapprocher des pentes en venant habiter à Saint-Jérôme, à une quinzaine de minutes de Piedmont et de Saint-Sauveur. Cela fait plus de 22 ans que j'ai mon laissez-passer saisonnier aux stations de ski de ce coin, présentement au Mont Avila», a-t-il soulevé.
Pour l'ancien professeur de latin, relationniste et publicitaire à Radio-Canada et au gouvernement du Québec, le calme de la région est propice aux sports et à la découverte de superbes paysages.
«J'ai toujours aimé le sport, qui me séparait des tracas quotidiens: que ce soit le hockey, le golf, la bicyclette ou le tricycle, la région est propice pour décrocher et admirer les arbres. Je skie en slalom avec rapidité, mais je m'arrête souvent au milieu de la côte, pour à la fois me reposer et apprécier les paysages qui m'entourent».
Hiver de rêve
Les abondantes chutes de neige ont aidé M. Girard à vivre une saison de ski comme il ne s'en fait plus.
«Cet hiver, les pistes étaient merveilleuses: après l'accès presque direct au mont de pente, les skieurs ont eu l'occasion de dévaler les pistes fameuses, très bien entretenues. Ça me rappelait des voyages à Jay Peek, à Kellington, au Mont-Blanc ou à Tremblant».
Ces conditions étaient idéales nécessitent toutefois un minimum d'attention, pour ne pas se blesser.
«Mon but reste de demeurer dans la meilleure forme possible. Il ne faut pas perdre de vue que le ski alpin est rude sur les jambes, en raison des arrêts fréquents et brusques. Il s'agit alors d'effectuer un bon réchauffement des muscles, avant d'amorcer sa journée de ski. De plus, skier pour ses loisirs n'est pas une compétition. Il ne sert à rien de tout brusquer et de risquer des blessures ou collisions. J'aime surfer sur de la poudreuse, de bonne heure le matin. C'est idéal lors du ski de printemps», a achevé le natif de Notre-Dame d'Hébertville, au Lac Saint-Jean.