Une technologie qui évolue rapidement
Le I-Pod d'un baby-boomer
Il a 48 ans, mais il a gardé son esprit d'adolescent lorsqu'il est question de nouvelles technologies. Même si le produit date de quelques mois, la façon dont Daniel Berthier nous a présenté son I-Pod vaut le détour à elle seul.
«Le I-Pod est doté d'internet sans fil et son écran tactile réagit à la chaleur humaine des doigts. Il vient en format de base de 8 Gig ou encore dans sa version 16 Gig. On parle d'une gamme de prix de 400 à 600 $, mais c'est un prix qui en vaut la peine», a lancé d'entrée de jeu le verbomoteur.
Celui qui cumule les fonctions de directeur de la création et de la production au journal Le Nord ne tarit pas d'éloges devant les nombreuses applications du petit frère du I-Phone.
«C'est le même boîtier, en fait, pour les deux. Je peux stocker 2 000 chansons ou 2 000 photos sur mon bidule. L'écran est réversible: ce qui veut dire que l'image subit une rotation dès que l'on tourne le I-Pod. Pas besoin de Photoshop pour aller voir un point précis de l'image: deux clics sur la partie de la photo suffisent. C'est impressionnant», a-t-il débité d'un deuxième trait.
Multiples usages
Que ce soit pour aller visionner un vidéo sur Youtube, vérifier ses prochains rendez-vous à l'agenda, consulter son bottin téléphonique personnel ou autres, le I-Pod repousse les limites.
«Ce bidule sert même de réveille-matin ou de chronomètre, selon l'intention. Si tu voyages, il change automatiquement de fuseau horaire. La seule chose qui me chicote, c'est qu'il n'a pas de caméra-photo et vidéo. Je suppose que ça va venir avec la future version. Pour le I-Phone, il y a le service cellulaire, qui reste aussi à venir, bien qu'une entente soit très près d'être conclue avec Rodgers. Que voulez-vous, je suis un gadgeteux!».
L'appareil peut venir avec un fil de raccordement à la prise d'allume-cigarette de la voiture, mais ce n'est pas pour le recharger.
«Pour ceux qui n'ont pas de prise pour I-Pod (ou de MP3) intégrée dans le tableau de bord de leur véhicule, il existe ce fil avec un émetteur FM. Il envoie le signal de lecture de vos chansons à l'antenne radio de la voiture et vous pouvez syntonisez le poste à la radio. Si tu loues une voiture, tu apportes avec toi ta propre musique. Le seul hic, dans les grandes villes, il y a quelques fois des interférences sous les viaducs», a-t-il testé.
Appareil pour les débutants
Cette toute dernière technologie d'Apple semble pas être réservée à l'élite.
«Il n'y a qu'un seul bouton pour la mise en marche. Pour le reste, tous les menus apparaissent facilement à l'écran. C'est une bébelle que je recommande pour «m. tout le monde». Ça coûte un peu cher, mais les possibilités sont infinies. Je le branche même à mon système de son, à la maison. Le «I-Pod touch» en est déjà à une troisième génération et il est moins onéreux que ce l'était lors du lancement des premiers appareils, qui donnaient un côté «exclusif» à son propriétaire». Ça fait 25 ans que je suis un «Maqueux», mais je ne suis pas un consommateur impulsif d'électronique. Je me procure l'appareil quand son prix a baissé et quand sa technologie me permet de le pousser plus loin».
Effets pervers
Selon Daniel Berthier, le I-Phone et le I-Pod peuvent être de son complément à la vie quotidienne, mais ils peuvent aussi isoler les utilisateurs de leurs proches.
«C'est comme pour les ordinateurs: ils nous aident beaucoup, mais à l'autre extrême, ces appareils entraînent un «cocooning». Mon fils de 16 ans a plein d'amis, mais il passe son temps à leur parler dans les «chat rooms» (sites de clavardages). Dans les bureaux, des collègues s'envoient des courriels alors qu'il y a dix pieds d'Espace entre leurs deux bureaux. En plus de me divertir, mon I-Pod doit me servir à autre chose, sans pour autant créer chez moi une «maladie» de l'isolement. Quand j'ai reçu l'appareil en cadeau de ma conjointe, je criais je capote!, comme Bertrand le castor. Fasciné par la technologie, je me suis déjà mis à lire sur la télé via le web et les autres innovations. C'est une roue qui tourne».