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«Il ne faut pas avoir peur de déranger» - Gabriel Nadeau-Dubois


Publié le 12 septembre 2017

Gabriel Nadeau-Dubois.

©TC Media - Françoise Le Guen

SAINT-JÉRÔME. Le co-porte-parole de Québec solidaire Gabriel Nadeau-Dubois était de passage à Saint-Jérôme, le dimanche 10 septembre à l’occasion d’une rencontre avec les citoyens de la région. Le jeune député de Gouin y a, entre autres, partagé la vision de QS sur de nouvelles manières de revaloriser la démocratie participative et de s'approprier la politique.

Lise Boivin et Gabriel Nadeau-Dubois.
TC Media - Françoise Le Guen

Les prochaines élections devraient se tenir dans un peu plus d’un an et Québec solidaire (QS) et ses associations sont en mode préélectorale. Gabriel Nadeau-Dubois, invité par les deux co-coordonnateurs des Laurentides Marcel Gosselin et Lise Boivin, a répondu aux questions posées par cette dernière puis à celles du public. À commencer par: la population est-elle désabusée des partis politiques? Comment impliquer davantage les citoyens et citoyennes dans les décisions qui les concernent?  

«Il faut un discours de gauche plus affirmé, qui assume de déranger, de bousculer.»

Gabriel Nadeau-Dubois

Du concret

Pour ce qui est de la question du faible taux de participation aux élections M. Nadeau Dubois affirme que le phénomène n'est pas uniquement québécois. Partout, les partis se succèdent, mais les choses ne changent pas et les gens sont désabusés. «Mais, la crise du néolibéralisme représente une opportunité pour les partis de gauche comme QS e et plus de gens deviennent disponibles à un discours de rupture, un discours politique qui assume de présenter des changements profonds, des changements de systèmes.» En clair «rompre avec la manière dont la politique est faite au Québec.» «À QS, on représente cette rupture, ce changement radical vers la nouvelle gauche qui vient briser le consensus néo-libéral.»

Ce dernier mentionne aussi qu'il faut faire des propositions simples et claires «ne pas avoir peur de déranger, sortir des discours de principes et d'idées. Les gens ont besoin de propositions concrètes qui vont directement changer leur vie». Il évoque l'affaiblissement des mouvements sociaux alors que «tout part de l'implication sociale, l'oxygène de la démocratie. On doit maximiser l'énergie militante, se mettre au diapason avec les nouveaux modes d'organisations politiques. On doit rendre nos structures de partis plus démocratiques, plus agréables!»  Concernant l'implication des jeunes: «Ils veulent que les implications soient faciles, concrètes et conviviales. Il ne faut pas juste les inviter à des meetings. Il faut leur donner une réelle place. Et, pour moi ça ne passe pas par une aile jeunesse avec un petit carré de sable où on leur dit allez-vous amuser!»

Comment QS peut percer dans les régions?

«Il y a trois niveaux d'actions principales, répond Nadeau-Dubois. Il faut faire encore plus d'efforts pour avoir des candidatures enracinées dans leur milieu, des personnes reconnues comme ayant été des leaders pour que les gens voient que ceux qui représentent QS ne sont pas d'obscurs inconnus, que ce sont des gens actifs, qui connaissent la réalité de la région. Deuxièmement, concernant l'organisation politique, il faut mettre plus de ressources et d'efforts et bien choisir les comtés où on met de l'énergie;  créer des cellules de militantisme actives, mettre plus d'argent. La troisième action est au niveau du discours. Il y a des enjeux dont on ne parle pas assez, notamment l'économie dans les régions. À QS, on a des propositions pour créer de bons emplois en régions. Par exemple, en forçant l'utilisation du bois au Québec dans le secteur de la foresterie»