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Un partenariat pour mieux soutenir les victimes


Publié le 16 juin 2017

Danielle Giroux, Caroline Bernard et Anie Émard.

©(Photo: TC Media – Élaine Nicol)

SAINT-JÉRÔME. Depuis avril 2016, le Service de police de Saint-Jérôme et le Centre d'aide aux victimes d'actes criminels (CAVAC) ont signé un protocole d'entente, afin d'offrir un meilleur soutien aux victimes.

Avec cette entente, une intervenante du CAVAC dispose d’un bureau au poste de police où elle est présente trois jours et demi par semaine. «Au moment d'une intervention policière dans le cadre d'un acte criminel, la victime vit des moments difficiles. Auparavant, les policiers remettaient les coordonnées du CAVAC. Quelquefois les gens rappelaient, mais plusieurs ne le faisaient pas», explique Caroline Bernard, directrice adjointe du Service de police de Saint-Jérôme.

Le premier appel désamorce souvent la situation

Anie Émard

Maintenant avec une personne du CAVAC en poste, elle s'assure de faire le suivi avec les victimes. «Lorsqu'on appelle une personne qui a vécu des moments difficiles et qu'on prend de leurs nouvelles en lui offrant notre soutien et en les dirigeant vers les ressources nécessaires à leur état, on a constaté que plus le contact est rapide avec les victimes, plus vite est le rétablissement», souligne Anie Émard,  l'intervenante du CAVAC au poste de police.

Rassurant pour les victimes

En ayant un contact rapide avec l'intervenante du CAVAC, les victimes sont souvent rassurées. «L'intervenante est là pour guider la personne vers des ressources, lui expliquer ce qu'elle vivra à la suite de l'acte criminel, dont elle a été victime, ce qui est souvent rassurant de savoir que l'on n’est pas seul. De plus, on leur assure notre soutien tout au long du processus judiciaire, ce qui est rassurant», ajoute la directrice du CAVAC des Laurentides, Danielle Giroux. Lorsque la victime est réceptive, l'intervenant peut constater rapidement les besoins de celle-ci, mais aussi ceux de ses proches.

Formation aux policiers

Dans le cadre d'une formation offerte aux policiers sur la violence conjugale, Mme Émard a introduit un volet pour savoir comment agir avec la victime et comprendre les suites de l'intervention. «Nous sommes très heureux d'avoir cette ressource dans nos locaux. C'est une combinaison gagnante pour tous, les policiers, le CAVAC et les victimes. Le fait que nous ayons cette proximité, on peut obtenir de l'information rapidement, Anie fait partie de notre équipe», ajoute Michel Beaudoin, lieutenant au soutien administratif et opérationnel au Service de police de Saint-Jérôme.