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Partager avec les sans-abri l'espace d'une nuit


Publié le 10 octobre 2017

Le comité organisateur est composé de Jean Létourneau travailleur de rue de l'Écluse, Geneviève Giroux de la Soupe de la cathédrale, Nathalie Demers de la Maison Sophia, Judith Cayer de l'Écluse et Geneviève Éthier de l'hébergement Fleur de Macadam.

©(Photo journal Le Nord – France Poirier)

SOLIDARITÉ. Le 20 octobre prochain la population est invitée à partager et briser les préjugés en participant à la Nuit des sans-abri qui en sera à sa 13e édition à Saint-Jérôme.

Sous le thème On a tous un rôle à jouer, lequel?, le comité organisateur invite la population à venir partager et mieux connaître la réalité des sans-abri de la communauté. Plus d'une quarantaine de villes au Québec se joindront à l'événement.

Dans Saint-Jérôme, plus de 2 000 personnes ont un revenu de 600 $ par mois ou moins. On les considère comme des gens à risque d'itinérance. «Face à l'augmentation de l'itinérance, les organismes qui ont pour mission de la prévenir ont de la difficulté à suivre la cadence; sans les ressources humaines et financières adéquates, ces organismes ne peuvent accompagner adéquatement les personnes itinérantes ou à risque d'itinérance dans les démarches de réinsertion sociale dont ils ont grandement besoin», a souligné Diane Richard de la Corporation de développement communautaire de la Rivière-du-Nord.

Déroulement de l'activité

Le vendredi 20 octobre, la Nuit des sans-abri débutera à 18h jusqu'à 1h le matin sur le site de la vieille gare de Saint-Jérôme. Il y aura une marche de solidarité suivie, d'une prise de parole, d'un feu de camp agrémenté de chansons et d'animation avec service de repas.

«La population et les commerçants sont sensibles à la cause de l'itinérance, la Nuit des sans-abri est un moment dans l'année pour se rapprocher, se sensibiliser et pour lutter contre les préjugés. Ça permet aussi d'identifier les ressources pour ceux qui en ont besoin. Les gouvernements ont des plans d'action. La volonté est là, mais il faut de l'argent», ajoute Diane Richard.