«C’était la troisième fois que je participais à cette compétition internationale. L’équipe canadienne avait beaucoup d’attentes envers moi et je crois que j’ai livré la marchandise. En effet, j’ai bien performé lors des épreuves sur piste, mais je me suis plus distinguée au keirin, où j’ai remporté la médaille de bronze lors de la dernière journée de compétition sur piste» souligne la jeune fille de Prévost.
Sur route
Par ailleurs, c’est davantage pour l’équipe qu’Audrey a performé lors de l’épreuve qui a suivi.
«Deux jours plus tard, j’ai participé à la compétition sur route de 65km. Mon rôle au sein de l'équipe canadienne dans cette course était de contrôler le peloton et de chasser lorsqu’il y avait des attaques, en fait, être aux avant-postes. Le tout c’est très bien déroulé, mais à environ mi-parcours, une Mexicaine a réussi à s’échapper du peloton et elle y est restée jusqu’à la toute fin, terminant avec quatre minutes d’avance sur le peloton» explique-t-elle.
C’est finalement à un autre niveau que les efforts d’Audrey ont rapporté leurs fruits au cours de ce 65km.
«À deux tours de la fin, soit à 16 km de l’arrivée, je me suis mis en mode économie d’énergie afin de pouvoir disputer le sprint final pour la médaille d’argent. J’étais confiante pour le sprint puisque j’ai une pointe de vitesse très rapide. Mes coéquipières m’ont beaucoup aidée lors des derniers kilomètres de la course. J’ai gagné le sprint de peloton avec une longueur d'avance de plus de deux vélos sur ma plus proche adversaire, et ce, en seulement 150m, ce qui est beaucoup! En remportant ce sprint, la médaille d’argent était alors à mon cou et me sacrait vice-championne panaméricaine junior sur route. Je suis vraiment contente de ce résultat, puisqu’il me place dans la mire pour faire parti de l’équipe canadienne aux Championnats du monde junior sur route qui se tiendront au Pays-Bas, en plus de participer à ceux sur piste en Nouvelle-Zélande».
Une bourse
À son retour au pays, de belles surprises attendaient Audry Labrie.
«Pendant mon absence, j'ai reçu la bourse académique Lise Bélanger, prix remis à l'athlète ayant le mieux concilié le sport et les études. De plus, j’ai reçu une très bonne nouvelle à mon retour. J’ai été invitée par l’équipe canadienne senior à participer à ma première course professionnelle, soit le GP de Gatineau qui se déroulera du 18 au 21 mai. Je suis excitée à l'idée de me mesurer à l'élite mondiale, parmi lesquelles plusieurs coureuses seront aux Olympiques de Londres» confie-t-elle.
Expérience particulière
Au-delà de la participation sportive, de son propre aveu, Audrey Labrie aura vécu une expérience au Guatemala.
«Ce fut une expérience sportive et de vie hors du commun. Je n’ai pas eu la chance de visiter la ville, puisque nos déplacements étaient limités et nous étions escortés par la police. On se sent important au début, mais on réalise vite par la suite que c’est pour notre sécurité. En fait, Guatemala City est l’une des villes les plus dangereuses d’Amérique du Sud et elle est reconnue pour le trafic humain. J’ai même vu, pour la première fois de ma vie, un bidonville. On y est seulement passé une fois en autobus et les images vont toujours rester gravées dans ma mémoire. Côté paysage, c’est hors du commun, on pouvait apercevoir plusieurs volcans de notre chambre d’hôtel. Bref, en séjournant 10 jours dans cette ville, on se rend compte de la chance que l’on a de vivre dans un pays comme le Canada» raconte-t-elle.
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