« Si le gouvernement ne bouge pas au terme de cette médiation, nous n’hésiterons pas à commencer une grève à l’automne », clame Julie Lachapelle, présidente du syndicat du CSSS de Saint-Jérôme. La convention collective du Front commun est échue depuis le 31 mars dernier.
Demandes
Les employés ont des demandes salariales, mais aussi d’autres demandes concernant les conditions de travail qui ne cessent de se détériorer, selon eux. Ils demandent une meilleure conciliation travail-famille, une protection contre la privatisation, des primes pour la dangerosité de certains patients et un meilleur encadrement des nouveaux employés.
« Le recrutement est difficile et les nouveaux employés ne restent pas longtemps », ajoute Julie Lachapelle. « Nous voulons conserver le système public, c’est la raison pour laquelle nous faisons tout ça ».
Les parties ont fait appel à la médiation dans le désir commun de trouver un terrain d’entente le plus rapidement possible.
La présidente note qu’il y a un décalage entre ce que le gouvernement dit à la population à travers les médias et ce qu’il fait lors des négociations. « On entend régulièrement dans les médias nationaux le gouvernement dire qu’il veut une entente le plus rapidement possible, mais dans les faits, il ne bouge pas.
La CSN représente 1 300 employés à Saint-Jérôme, tandis que le Front commun rassemble 475 000 Québécois.
Début de la médiation entre le Front commun et le gouvernement
Les membres de la CSN du CSSS de Saint-Jérôme se sont rassemblés le vendredi 14 mai pour un piquetage symbolique qui marque le début d’un processus de médiation de 60 jours entre le Front commun et le gouvernement.
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