Ils dénoncent les changements à l’assurance-emploi

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Françoise Le Guen
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L’Alliance sociale, une coalition réunissant des organismes communautaires, étudiants et syndicats, se mobilise déjà depuis plusieurs mois contre la réforme de l’assurance-emploi. L’Alliance sociale dénonce le fait que les changements apportés par les conservateurs au régime d'assurance-emploi rendront plus difficile la vie des travailleuses et des travailleurs les plus précaires.

Réal Richard, président de la Fédération des travailleurs et travailleuses du Québec (FTQ) dans les Laurentides et représentant de l’Alliance sociale, Louise Jetté, représentante de la Confédération des Syndicats Nationaux (CSN) et Pierre Dionne Labelle, député de Rivière-du-Nord (NPD).

Lors d’une conférence de presse ce matin (24 janvier) Pierre Dionne Labelle, député de Rivière-du-Nord (NPD), a joint sa voix à celles de Louise Jetté, représentante de la Confédération des Syndicats Nationaux (CSN) et de Réal Richard, président de la Fédération des travailleurs et travailleuses du Québec (FTQ) dans les Laurentides et représentant de l’Alliance sociale, membres syndicaux de l’Alliance sociale.

« Le gouvernement conservateur continue de s’en prendre aux chômeurs plutôt que de s’attaquer au chômage », a-t-il résumé.

Des conséquences directes dans la circonscription

Le député Pierre Dionne Labelle a effectivement vivement réagi en prenant connaissance dans la Gazette du Canada de l’aveu du gouvernement conservateur à l’effet que sa réforme de l’assurance-emploi entraînera des coupures de prestation pour 8000 chômeurs.

« Après s’être littéralement fait voler la caisse d’assurance-emploi par les libéraux, voilà que les travailleurs et travailleuses se font carrément escroquer par les conservateurs», s’insurge le député.

Selon ce dernier, les mesures imposées par le gouvernement Harper auront des conséquences directes dans la circonscription puisqu’il n’y a pas que les travailleurs saisonniers qui seront touchés. Toutes les personnes à statut précaire de même que les travailleurs de longue date le seront aussi.

Dévaluation des compétences

Les membres de l’Alliance et le député NPD sont unanimes : en forçant les prestataires à accepter n’importe quel emploi à un salaire moindre (pouvant aller jusqu’à 70 % du dernier emploi occupé) et jusqu’à environ une heure de distance de leur domicile, les conservateurs fragilisent les conditions de travail et entraînent une dévaluation des compétences acquises.

Les nouvelles mesures constituent aussi une pression à la baisse sur les salaires.

Selon l’Alliance sociale, avec la nouvelle réforme, les travailleurs de la construction seront possiblement catégorisés comme prestataires fréquents. Sans parler du problème que vont vivre les travailleurs des autobus scolaires qui doivent s’arrêter plus de 7 semaines.

« Pour le NPD, le régime d’assurance-emploi doit être accessible et universel, et offrir une bonne protection en cas de perte d’emploi. Avec Harper, c’est tout le contraire. Encore moins de cotisants auront droit à leurs prestations et ceux qui seront admissibles les verront réduites,» rappelle le député.

Limite l'accès à l'assurance-emploi

Les membres des organismes dénoncent  le fait que les changements apportés dans le régime auront pour conséquence de limiter l'accès à l'assurance-emploi pour plusieurs travailleurs.

En effet, les sans-emplois se verront forcés d’accepter des emplois offrant des conditions largement inférieures à celles de leurs emplois antérieurs. « Faute d’accepter un emploi inférieur, on s’exposera à perdre notre droit à l’assurance-emploi », souligne Louise Jetté.

Pour Réal Richard, « Cette nouvelle règlementation aura un impact négatif sur les détenteurs d’emplois saisonniers et pourrait produire une perte de qualification par le départ forcé d’employés saisonniers vers d’autres emplois ».

Les membres de l’Alliance parlent de se concerter très prochainement pour aller plus loin dans la mobilisation et tenter de faire reculer le gouvernement Harper. « Pour faire bouger Harper, ça prend des gens dans la rue, » clame Réal Richard.

Les organisations et le député Dionne Labelle rappellent que le gouvernement fédéral est d'autant plus mal avisé de procéder à de tels changements qu'il ne verse pas un sou au programme financé exclusivement par les travailleuses, les travailleurs et leurs employeurs.

Actuellement deux outils de mobilisation sont mis en place : une pétition affichée dans plusieurs centres communautaires, locaux des syndicats et bureaux des députés ainsi qu’une demande de mobilisation des municipalités et MRC.

En date d’aujourd’hui seule la MRC Riviere du Nord a répondu à l’appel en passant une résolution d’appui au Conseil central des Laurentides (CSN)

L’Assemblée nationale du Québec, ainsi que les maires de la Municipalité Régionale de Comté de Rivière-du-Nord ont dénoncé à l’unanimité le projet de réforme du gouvernement conservateur.

Pétition : http://www.ipetitions.com/petition/petition-assurance-emploi/

Pour de plus amples informations sur la réforme, consultez le site du Mouvement Action Chômage à http://www.macmtl.qc.ca/Accueil.htm

Organisations: Confédération des Syndicats Nationaux, Alliance sociale, Fédération des travailleurs FTQ Assemblée nationale du Québec Mouvement Action Chômage

Lieux géographiques: Laurentides, Rivière-du-Nord, Québec MRC Riviere du Nord

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Derniers commentaires

  • richard vincent
    04 février 2013 - 12:16

    C`est dans la rue qu`il faut passer le message à Harper ,mais je ne comprends pas les grands syndicatsde dormir au gaz ,ca fait 1 an que tout le mouvement syndical est au courant de ce que Harper voulais faire et rien n`a été fait de concret sauf de belle lettre envoyé,pas de manif,pas grand chose de menacant pour le gouvernement,on devrait mettre nos leader étudiant à la tête de nos grandes centrale syndicale ca changerait peut-être plus vite.