« Je ne suis pas convaincu que tous les membres du conseil détenaient toutes les infos nécessaires pour prendre une bonne décision,» affirme également le conseiller.
Le comité consultatif d’urbanisme (CCU) dont il fait partie (comprenant deux élus dont Francis Emond, président, et 4 membres de la population, avec la participation du directeur de l’urbanisme Jean Bouchard) en avait proposé la recommandation.
« Ça m’a sonné une cloche »
«Une foi le projet recommandé, ça m’a sonné une cloche. Ce plan projet est prévu sur un milieu humide. Avec le recul, je voyais une irrégularité. Dominic Noiseux, l’ancien directeur du Service aménagement, environnement et urbanisme nous avait fourni une carte répertoriant les milieux humides. Lorsque je l’ai consulté, je me suis rendu compte que la zone était plus élargie. C’est un des arguments pour lequel j’ai voté contre,» révèle le conseiller. « L’autre argument est que ce n’était pas prévu au plan d’aménagement. Le projet n’était pas autorisé par le ministère de l’Environnement. Pour ce qui est du niveau du municipal, on peut réaliser une forme de bouclage, et, si c’est le cas, on répond à un besoin de la population (Montée de l’église).
Or il n’y a aucun signe de ce besoin. Je me suis posé deux questions Est-ce le projet va dans l’intérêt de la population ? Non, il n’y a aucune demande pour avoir un bouclage. Est que le projet va dans l’intérêt de la municipalité? Non il y a amplement de territoire à Saint-Colomban pour ne pas mettre en péril un écosystème fragilisé et augmenter le risque de contamination.»
«Je ne suis pas contre le développement, précise monsieur Boyer, mais ce projet ne cadre pas avec le développement durable, Il s’agit d’un marais filtrant qui alimente une source d’eau du Lac Légaré. En outre, le projet doit passer par un certificat, il faut faire des relevés avec un biologiste, mettre en place des mesures, comme tout autre projet domiciliaire.»
Les promoteurs
« Au dernier conseil municipal, des gens ont posé des questions sur le projet Lau-2012 : Qui est derrière le projet ?» Monsieur Jean Bouchard, directeur de l’urbanisme confirme au Journal Le Nord que les promoteurs sont Guy Laurin et quatre de ses frères. « J’ai appris en assemblée que c’était un consortium dont faisait partie Guy Laurin,» atteste François Boyer. « Marc Laurin, le fils de Guy Laurin m’a surpris dans le sens où il a voté. On vient de suivre un cours en éthique! Personnellement, je me serais retiré du projet pour m’assurer de ne pas me mettre en position délicate. Tu ne peux pas être objectif ! »
«Je vais poser des questions»
« Le projet est accepté, oui, mais je vais poser des questions au prochain CCU. S’ils vont de l’avant avant l’obtention du ministère, ce n’est pas fait dans les règles de l’art!» « Mon refus, je vais le maintenir et je vais veiller à ce que le règlement soit suivi (245-2010) »
«C’est la première fois que je vote contre un plan projet de l’équipe Renouveau. C’est une question de transparence. D'ailleurs, j’ai déjà eu des plaintes de gens à côté de ce terrain. En particulier un monsieur dont le sous-sol se remplit d’eau à chaque fois qu’il y a une panne d’électricité!» conclut le conseiller.

