Dans les Laurentides, nous touchons du bois!

Mychel Lapointe
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On a parfois tendance à oublier toute l’importance que revêt l’industrie du bois dans les Laurentides. Pourtant, le bois se retrouve au cours de l’économie des Hautes-Laurentides et plusieurs gens de chez nous dépendent de sa vitalité.

Pas étonnant en ce sens que les dirigeants de la Conférence régionale des élus (CRÉ) des Laurentides et ceux de Laurentides Économique se réjouissent de bénéficier présentement des services d’un porte-parole régional, M.Serge Larivière, directeur général de l’Aéroport international de Mont-Tremblant, pour la campagne « Je touche du bois » pour la région des Laurentides.

L’implication de M.Larivière du fait que le bois qui a servi à construire l’aéroport provient des forêts des Laurentides et que l’entrepreneur est de la région.

Action concrète

La campagne Je touche du bois, coordonnée par la Coalition BOIS Québec et déployée dans 14 régions du Québec, vise à inspirer les entrepreneurs privés à construire ou rénover en bois afin de contribuer à la lutte aux changements climatiques et au développement économique de leur région. À la CRÉ des Laurentides, on rappelle que « les entrepreneurs du secteur privé bénéficient d’un atout de choix pour concrétiser leur plan de développement durable : l’utilisation du bois, le seul matériau de construction qui soit à la fois renouvelable, recyclable et réutilisable».

Aussi, l’utilisation du matériau bois est, selon eux, une mesure novatrice et créatrice de richesses. « Elle permet de valoriser cette ressource de proximité qu’est le bois et ainsi consolider de nombreux emplois durables en région ». « Il est important de retenir que cette stimulation du marché local contribuera à réduire la dépendance des producteurs québécois envers les marchés d’exportation nord-américains et à stimuler l’innovation des acteurs de l’industrie forestière » exprime Mme Judith Mongeon de la CRÉ des Laurentides.

Double action

Notons qu’il existe deux façons de réduire les émissions de CO2 dans l’atmosphère : soit en les diminuant, soit en absorbant le CO2 et en le stockant. Or, les arbres et les produits de bois que l’on en tire ont la capacité unique de faire les deux.

En effet, rapporte la Coalition BOIS Québec, d’après le quatrième rapport du Groupe intergouvernemental sur l’évolution du climat (GIEC), le comité scientifique des Nations Unies chargé de suivre la question, la production de bois comme substitut au béton ou à l’acier dans la construction est une contribution tangible à la réduction des gaz à effet de serre puisque le procédé de fabrication du bois de construction requiert beaucoup moins d’énergie et laisse une faible empreinte environnementale. À titre d’exemple, sur un même travail de charpente, la fabrication d’une poutre en béton émet cinq fois plus de CO2 qu’une poutre en bois et une poutre en acier, sept fois plus! Par ailleurs, la poutre en bois a l’avantage de stocker du carbone pendant la durée de vie du bâtiment, alors que les autres matériaux ne contribuent en rien au stockage du carbone.

Construire en bois représente donc une façon concrète de réduire l’empreinte écologique des bâtiments construits.

Organisations: Coalition BOIS Québec, Conférence régionale des élus, Groupe intergouvernemental sur l’évolution du climat GIEC Nations Unies

Lieux géographiques: Région des Laurentides, Mont-Tremblant, Québec

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