Gilles Robert aura donc un adversaire de taille en M. Duchesneau, mais le député sortant ne craint pas un le nouveau candidat vedette de la CAQ. « Je vais affronter n'importe quel candidat qui va se présenter devant moi, qu'il soit national, régional ou local. Moi, je suis Jérômien. Ça ne me fait pas peur, parce que je suis habitué de travailler. J'ai pris une carte de membre du Parti Québécois en 1976, j'ai travaillé à l'élection de René Lévesque, au premier gouvernement péquiste. M. Duchesneau devient caquiste du jour au lendemain, est-ce qu'il y a de l'opportuniste là-dedans ? Il faut poser la question, » indique-t-il.
M. Robert misera sur son implication déjà bien établie dans la communauté et du fait qu'il est chez lui, à Saint-Jérôme. « Dans les principaux partis, il n'y a pas un candidat qui réside à Saint-Jérôme à part moi. Lorsque je me suis présenté pour la première fois, j'avais quatre adversaires à l'investiture dans Prévost, c'était l'une des plus grosses de l'histoire du Parti Québécois. Ça n'a pas été facile, mais j'ai gagné. Je n'ai pas obtenu un poste politique sur un plateau d'argent, je lai gagné. Je ne vous dirai pas que je vais être vice-premier ministre du Québec avant d'être élu. Je vais d'abord faire ma campagne. »
« Je vais demander aux Jérômiens de poser un geste rassembleur, en supportant un Jérômien. Je vais demander aux Jérômiens de choisir un Jérômien et de lui permettre d'avoir un autre mandat comme député. Je ne suis pas un super héros, je suis un gars ordinaire. Je suis un élu qui a un plan concret et des projets à défendre et à développer. Ce sont les Jérémiens qui vont voter et on va les amener vers des sujets jérômiens, comme la salle de spectacle. »
« Je n'ai pas obtenu un poste politique sur un plateau d'argent, je lai gagné. Je ne vous dirai pas que je vais être vice-premier ministre du Québec avant d'être élu. Je vais d'abord faire ma campagne. » - Gilles Robert
Corruption
Dans le dossier de la corruption des partis politique, M. Robert insiste sur le fait que la solution ne réside pas sur les épaules d'un seul homme. « Les gens ne font plus de nuance. Ils nous mettent tous dans le même bateau. Il faut régler ce problème-là, c'est pour ça que je dis que le gouvernement libéral est usé. On a des moyens précis pour combattre la corruption dans notre programme électoral. Je pense qu'on est l'équipe qui peut la combattre. Une seule personne ne peut pas combattre la corruption, des héros soudains, ça n'existe pas.
Une loi matraque
À l'écoute des étudiants du Cégep de Saint-Jérôme dans le dossier de la grève, il ne fait aucun doute que M. Robert souhaitera avoir leur appui quand viendra le temps de voter, du moins, pour ceux qui auront l'âge requis. « Je ne comprends pas qu’on a créé une crise sociale. Nous avons vécu deux référendums, mais jamais une chose semblable. On a mis en place une loi matraque qu'on n'est même pas capable d'appliquer et qui remet en cause le droit d'association. Ma position et celle du Parti Québécois est un gel (des frais de scolarité), un retrait de la loi matraque et un sommet sur l'éducation pour arriver à une solution concrète. »

